Sommaire

⏳ lecture 17 min - Mis à jour en août 2026
La réglementation impose un bilan GES tous les 3 ou 4 ans selon la structure. C'est un plancher, pas un plafond. Les entreprises qui se contentent de ce rythme passent à côté de l'essentiel. Le bilan carbone n'est pas un audit ponctuel, c'est un outil de pilotage. Dans un contexte de transition écologique où chaque organisation doit démontrer sa capacité à limiter et réduire son empreinte, suivre l'évolution de ses sources d'émissions chaque an devient un impératif stratégique autant que réglementaire.
Ce que dit la réglementation… et ce qu'elle ne dit pas
Le cadre légal : un bilan au moins tous les 3 ou 4 ans
Qui est concerné et à quelle fréquence ?
Premièrement, les structures soumises à l’obligation de réaliser et communiquer un Bilan des émissions de Gaz à Effet de Serre (vous lirez aussi BEGES ou encore Bilan GES) doivent mettre à jour leur exercice tous les 4 ans pour les entreprises et 3 ans pour les autres types de structures.
Pour rappel, sont concernés par le BEGES :
- les entreprises d’au moins 500 salariés en métropole et de 250 en Outre-mer ;
- Les personnes morales de droit public d’au moins 250 salariés (hôpitaux, établissements publics) ;
- les services de l’État ;
- Les territoires d’au moins 50 000 habitants.
Un outil de conformité, pas de pilotage
Ensuite, le BEGES a été conçu comme un outil de comptabilité carbone, pas de pilotage. L’objectif est de réaliser une photographie des émissions à un instant T lors d’un 1ᵉʳ bilan carbone, et de vérifier que l’entreprise est sur la bonne trajectoire de réduction 4 ans plus tard. On est dans une logique de conformité et d’audit, à l’instar d’un contrôle technique. Il est important de respecter cette obligation si l’on y est contraint, mais la fréquence à 3 ou 4 ans ne permet pas de mener une stratégie de décarbonation ni de piloter sa performance carbone.
L’exercice du BEGES est conçu pour être publié, non pas pour être utilisé pour améliorer la performance globale de l’entreprise. Les structures qui se contenteraient de réaliser leur Bilan Carbone tous les 4 ans passeraient alors à côté d’opportunités importantes pour piloter leurs entreprises, qu’elles soient engagées ou non dans une stratégie de décarbonation ambitieuse.

Des limites méthodologiques et des données de référence à mobiliser
Enfin, au-delà du calendrier, le BEGES n’impose pas de finesse méthodologique suffisante pour faire de votre bilan un vrai outil de pilotage. Par exemple, rien n’oblige les structures concernées à affiner leur scope 3 en demandant à leurs fournisseurs des données primaires beaucoup plus précises, par exemple. De la même façon, les entreprises peuvent se contenter d’un BEGES au niveau du groupe sans discerner les émissions par site géographique.
Pour réaliser ce calcul, les sociétés s'appuient généralement sur la Base Empreinte® de l'ADEME, qui regroupe les facteurs d'émissions associés aux différentes activités de l'organisation. L'ADEME la met régulièrement à jour pour refléter les évolutions technologiques et les émissions associées aux nouveaux modes de production.
Pour une mise en comparaison dans un contexte plus large, vous pouvez croiser les résultats de votre calcul avec les statistiques de l'Insee, qui publie annuellement une estimation de l'empreinte carbone nationale par secteur. Cela vous permettra d'objectiver la performance environnementale de votre organisation.
Le vrai problème du bilan tous les 4 ans : une image floue d'un sujet en mouvement
En 4 ans, beaucoup de choses peuvent changer dans une entreprise. Déménagement, ouverture de sites, de magasins, d’agences… Changement de fournisseurs, de stratégie, nouveaux partenariats, diversification des activités, nouveaux produits ou services… Mais aussi tout simplement croissance, ou décroissance des revenus. Un bilan carbone de l’année N peut être très éloigné de la réalité d’une entreprise en année N+4.
En fonction de la rapidité à laquelle votre entreprise et son contexte évoluent, votre bilan carbone est plus ou moins rapidement caduc. Il cesse d’être un indicateur pertinent. Au même titre qu’une synthèse financière après une ou plusieurs années.
Impossible alors de prioriser des actions de réduction de vos émissions CO2, impossible de se fixer des objectifs pertinents. Le scope 3 est particulièrement volatile : il n’est pas seulement influencé par les évolutions de votre entreprise, mais par les évolutions de vos partenaires, clients, fournisseurs, portefeuille d’investissements…
La vraie question à se poser n’est finalement pas celle de la fréquence du bilan carbone, mais de sa finalité. Si vous souhaitez l'utiliser pour mener une stratégie climat, pour gagner des parts de marché en étant pris au sérieux, ou pour piloter votre stratégie globale en intégrant l’indicateur carbone… Mettez votre bilan carbone à jour annuellement. Détaillons ici les raisons.
“Avec Yescapa, nous avons véritablement envie d’en faire un processus régulier en mesurant notre empreinte tous les ans. Le mettre à jour au moins une fois par an possède de nombreux bénéfices. Cela permet de prendre conscience de son impact, de sensibiliser les équipes dirigeantes, d’évaluer l’effort nécessaire pour le réaliser et de jauger pour la suite.”
Valentine Houchot - Head of Brand chez Yescapa
Raison n°1 : mesurer ses vrais progrès
Sans comparaison annuelle, impossible de distinguer l'effort réel de l'effet conjoncturel
Votre bilan carbone peut être à la baisse de façon provisoire, à une période donnée, à cause d’un ralentissement de l’économie, d’une pandémie, d’une crise énergétique ou financière. Votre bilan carbone reflète potentiellement une baisse d’émissions, mais elles ne sont pas dues à des efforts pour les réduire. Pour refléter l’impact des efforts mis en place, et ainsi éviter de mettre en lumière des réalités passagères, il est impératif de le mettre à jour annuellement, ou en tout cas d’augmenter la fréquence de mise à jour au maximum.
En analysant votre empreinte carbone annuelle, vous dégagez des tendances plutôt que des anomalies. Vous priorisez des actions de réduction pour mener une stratégie de décarbonation robuste. Bref, vous allez dans le bon sens !
Pour donner un ordre de grandeur, l'empreinte CO₂ moyenne d'un ménage français avoisine 8,2 tonnes de CO₂e par an (tous postes de consommation confondus : logement, alimentation, déplacements), un chiffre à mettre en perspective avec celui des organisations, dont l'empreinte CO₂ peut atteindre plusieurs milliers, voire millions de tonnes de CO₂e selon leur taille et leur secteur d'activité. C'est donc bien la transformation des pratiques des entreprises qui pèse le plus lourd dans la trajectoire de décarbonation collective. L'empreinte moyenne varie fortement d'un pays à l'autre. Elle dépend, en grande partie, du mix de production d'électricité et d'énergie de chaque territoire.

La comparaison annuelle est un outil de reporting crédible
Pour toutes les raisons exposées précédemment, mettre à jour son bilan carbone tous les 3 ou 4 ans ne pourra pas sérieusement être perçu comme une stratégie de décarbonation fiable. Si vos investisseurs, clients, partenaires vous demandent de le communiquer et que vous fournissez des résultats obsolètes, votre crédibilité en portera un coup. Une trajectoire documentée contient à minima un bilan carbone de moins de 2 ans, et une trajectoire de réduction accompagnée d’un plan de réduction dont les actions sont mesurables en CO2.
Plus il est récent, et plus votre historique est documenté (anciens bilans, actions réalisées et leur impact, mise à jour de votre trajectoire et de vos objectifs), plus votre reporting est crédible.
En parlant de reporting… Que vous soyez déjà concernés ou non, la CSRD impose un rythme de reporting annuel. Parmi les indicateurs, on retrouve plusieurs métriques sur le climat, et notamment les émissions de GES associées aux 3 scopes. L’exercice va s’étendre, et il n’est pas tout simple, alors mieux vaut prendre le pli le plus rapidement possible et l'intégrer dans vos projets RSE.
Pour ce qui est des certifications, labels et engagements SBTi, vous obtiendrez des points supplémentaires en affichant un historique crédible et en démontrant des premiers succès de transition écologique.
Raison n°2 : affiner progressivement la qualité des données, surtout sur le scope 3
Le scope 3 : la partie immergée de l'iceberg, et la plus difficile à mesurer
Le scope 3 est constitué des émissions indirectes qui incombent à votre bilan carbone. Il regroupe des sources d'émissions très diverses : achats de biens et services, importations de matières premières ou de produits finis, consommation d'énergie et d'électricité chez vos fournisseurs, usage de l'eau, ou encore émissions liées au numérique (data centers, terminaux, hébergement). Autant de postes qu'il faut cartographier avant de pouvoir affiner.
Il représente en moyenne 70 à 80 % des émissions de CO₂e. Parfois, il va jusqu’à 90 %. C’est vraiment le nerf de la guerre. Et ce sont aussi assez logiquement les datas les plus difficiles à obtenir. Surtout si vous avez une multitude de partenaires, et que vous n’avez pas d’influence sur eux. Pour les plus grandes entreprises, l’idéal est de construire un programme fournisseur bas-carbone.

GUIDE PDF GRATUIT
Découvrez comment engager vos fournisseurs dans votre démarche de bilan carbone en 5 étapes !
L'itération annuelle comme méthode pour monter en précision
Osez un premier bilan imparfait
Pour vous aider à vous projeter, voici en 3 ans comment vous pouvez vous positionner dans une démarche d’amélioration continue par rapport à la réalisation de votre bilan carbone.
Chez Carbo, les coachs proposent souvent aux entreprises accompagnées de commencer par un bilan carbone imparfait sans y passer un temps déraisonnable. À condition de s’engager à le mettre à jour annuellement, on peut s’octroyer le droit de faire des raccourcis sur les données les moins accessibles. Concernant le scope 3, cela se manifeste par des facteurs d’émissions moyens par secteur (ex : 100€ dépensés en agence marketing vs l’intensité carbone économique de votre prestataire).
C’est donc tout particulièrement le scope 3 que vous allez améliorer d’une année à l’autre. Plus de précision, plus de fournisseurs engagés, moins de facteurs d’émissions génériques, moins d’incertitude. On le dit comme on veut, mais le résultat, ce sont des bilans carbone de plus en plus précis qui vous permettent de mieux piloter votre activité et votre décarbonation. La plupart des utilisateurs de Carbo se fixent des objectifs spécifiques sur le scope 3 d’un bilan carbone à sa prochaine mise à jour. Vous mettrez quelques années à obtenir un résultat de scope 3 précis, et vous pourrez ensuite vous engager dans la réduction.
Trois ans pour affiner votre bilan carbone, étape par étape
Voici une rapide idée de plan d’amélioration continue pour la mise à jour de votre bilan carbone annuel :
- An 1 : vous collectez les datas de vos scopes 1 et 2, sans nécessairement engager l’ensemble des employés. Pour les données qui manquent ou incomplètes, vous définissez des hypothèses que vous documentez. Pour le scope 3, vous identifiez les principaux postes d’émissions. Vous demandez les données des fournisseurs, sans perdre de temps avec ceux qui ne répondent pas ou n’en ont pas tout simplement.
- An 2 : on sollicite les fournisseurs clés, on remplace les données génériques par des primaires, et on affine les hypothèses.
- An 3 : on affine les catégories secondaires, on intègre les nouveaux fournisseurs.
Résultat : un rapport de plus en plus fiable, qui reflète vraiment la réalité de l'entreprise.
À chaque étape, l'objectif n'est pas d'obtenir une estimation parfaite dès la première année, mais bien d'utiliser les bons outils pour progresser méthodiquement.
La mise à jour du bilan carbone de plus en plus rapide
D’un bilan carbone à l’autre, vous gagnez en vélocité. Vous avez identifié les personnes qui disposent de chaque donnée nécessaire ; vous les avez peut-être même invitées à contribuer directement à la collecte sur Carbo. Vous avez mis en place les outils de reporting pour les données que vous ne suiviez pas encore.
Alors certes, vous allez vouloir être de plus en plus précis, mais le temps que vous gagnez est plus conséquent.
Vous avez aussi insufflé une culture RSE dans votre structure : vos collaborateurs participent de plus en plus, vous rendant la tâche plus aisée.
Enfin, sur Carbo, vous pouvez réutiliser les datas précédemment collectées qui n’ont pas évolué, pour gagner encore plus de temps.
“On avait autant de données à centraliser et à étudier, mais ce deuxième exercice était beaucoup plus facile. On savait exactement où chercher, quoi chercher. Finalement, c’était plus fluide et plus facile”
Grégory Hoarau - Chargé de développement durable et éco-conception chez Lunii
Raison n°3 : piloter sa décarbonation en temps quasi-réel
Un bilan carbone, pour piloter sa décarbonation
Ajuster sa trajectoire en cours de route
La mise à jour annuelle de votre bilan carbone permet de faire un point fréquent sur le résultat des actions menées. Si un projet est en cours d’exécution au moment de la mise à jour de l'exercice, vous pouvez vous assurer d’être sur la bonne voie ou non, changer de cap si nécessaire.
Prenons un exemple fictif :
Suite à un bilan carbone vous décidez de mettre vos efforts sur les livraisons clients qui représentent une part importante de votre exercice de comptabilité extra-financière. En optimisant le remplissage des camions, vous faites également des économies. Donc vous choisissez cette action. Pour que ce soit un succès, vous songez à offrir les livraisons à vos clients s’ils acceptent d’augmenter les délais de livraison. Vous êtes au milieu du projet lorsque vous mettez à jour votre bilan carbone. Ce dernier vous permet de réaliser que les efforts de l’équipe logistique pour optimiser les remplissages vous permettent déjà de réduire les émissions de CO2e. Vous préférez alors ne pas offrir les livraisons, mais vous pencher dès maintenant sur un nouveau projet, car ce ne sont déjà plus les livraisons qui sont prioritaires, mais les événements que vous organisez.
Parfois, les résultats des actions ne sont pas aussi positifs. Malgré nos efforts, on peut avoir du mal à obtenir le retour sur investissement qu’on espérait. Une mise à jour annuelle de votre bilan vous permet d’écouter les signaux d’alerte nécessaires. Vous pouvez alors plus rapidement changer de tactique, renforcer les budgets, l’équipe, vous faire accompagner… Bref, mettre plus de chances de votre côté pour faire de votre plan d’action un succès.
Prioriser vos actions grâce à l'agilité
En cours de projet, vous pouvez analyser les coûts et les bénéfices obtenus par un projet. Comme dans l’exemple sur les livraisons, vous pouvez décider de réorienter vos ressources et vos efforts vers les actions qui auront le plus d’impact. On parle bien ici d’agilité, que vous adoptez déjà dans d’autres types de projet (numérique notamment).
Chaque exercice de compatibilité carbone est l'occasion de prioriser vos projets de réduction et de limiter les postes d'émissions les plus significatifs sur toute votre chaîne de valeur.
Pour ce faire, il peut être intéressant de définir les jalons et les indicateurs de suivi avec votre coach Carbo.

Aligner le bilan carbone avec le pilotage budgétaire de l'entreprise
Pour chaque projet de réduction, vous pouvez définir à la fois un budget et un retour sur investissement. Parfois, un plan de réduction ne vous rapportera pas d’argent directement. Toutefois, il est directement bénéfique pour les finances de votre organisation, souvent répartie dans différentes business units (ex : raccourcir le temps de recrutement, réduire les coûts liés aux déplacements professionnels, etc.).
Intégrer le carbone dans le Total Cost of Ownership (TCO) de vos achats permet d'objectiver les décisions, en tenant compte à la fois du prix, de la performance et de l'impact environnemental d'un produit ou d'un service sur toute sa durée de vie. Concrètement, les outils de calcul du TCO permettent de comparer, pour un même besoin, plusieurs fournisseurs français ou étrangers, situés dans différents pays d'approvisionnement. Ils prennent en compte notamment les émissions associées aux importations et à la consommation d'énergie nécessaire à la production du bien ou du service.
Dans tous les cas, vous pourrez définir un budget et un ROI. Il est intéressant de vous aligner avec le pilotage du budget de votre entreprise, qui est lui mis à jour annuellement. En pilotant votre plan de réduction par an, vous transformez votre démarche RSE en réel levier de décision stratégique.
Raison n°4 : répondre aux nouvelles exigences de la chaîne de valeur
82% des entreprises gagnent de l’argent en se décarbonant.
Sources : BPI
Les grands comptes demandent des données carbone à leurs fournisseurs annuellement
Au-delà de la CSRD, les questionnaires CDP ou encore EcoVadis ont un rythme annuel. Idem pour les politiques d’achats des donneurs d’ordres.
La mécanique est simple… Le scope 3 des grandes entreprises se compose des scopes 1 et 2 de leurs fournisseurs. Avec la CSRD, ils s’engagent non seulement à mesurer précisément leur scope 3, mais à le réduire. Les grandes entreprises sont de plus en plus nombreuses à construire avec Carbo leur programme fournisseur bas-carbone. Elles cherchent à engager leurs partenaires existants, mais également à renforcer leurs politiques d’achats, et à contraindre les répondants aux appels d’offres avec des critères de plus en plus exigeants.
À l'échelle d'un pays comme la France, ces exigences se multiplient. De plus en plus de secteurs sont concernés par des critères environnementaux dans leurs appels d'offres. Sans bilan carbone, ou avec un exercice daté, vous risquez de remporter de moins en moins de parts de marché. Vous pourriez même être déréférencé par vos clients.
Les appels d'offres intègrent de plus en plus des critères environnementaux
Depuis août 2026, les marchés publics contiennent obligatoirement au moins un critère environnemental. C’est de plus en plus évident : votre bilan carbone et vos ACV vous apportent du nouveau business.
Le secteur public n’est pas le seul à sélectionner ses partenaires via des appels d’offres. Et dans le privé aussi, les critères environnementaux sont de plus en plus présents. Les bilans carbone doivent respecter des méthodologies reconnues (GHG Protocol, BEGES), couvrir les 3 scopes, et être récents. Sinon, c’est un coup d’épée dans l’eau, et les acheteurs en sont conscients. Ces derniers définissent des politiques d’achats, notent les fournisseurs, réduisent leur scope 3 et déréférencent les partenaires qui ne suivraient pas de façon crédible sur le volet environnemental.

GUIDE PDF GRATUIT
Découvrez comment le bilan carbone et l'ACV peuvent booster vos réponses aux appels d'offres !
Raison n°5 : embarquer les équipes dans une dynamique continue
Le bilan carbone annuel comme rituel interne
Par ailleurs, pour beaucoup des utilisateurs de Carbo, une des conséquences de se lancer dans le pilotage du bilan carbone est l’amélioration de la marque employeur. D'une part, vous augmentez le nombre (et la qualité) des candidats à vos emplois vacants. D'autre part, vous augmentez l’engagement et la motivation des équipes en poste.
Pour la grande majorité des entreprises utilisatrices de Carbo, faire participer les employés dans la collecte des données est un must. Déjà c’est très important pour la précision du résultat, et pour réduire le temps de la collecte. Mais au-delà de l’aspect méthodologique, vous faites participer tout le monde à votre stratégie de décarbonation.
Une fois par an, l’ensemble des employés répondent à un questionnaire anonyme sur leur quotidien au travail (parfois on active l’option à partir du 2ᵉ bilan). Suite au questionnaire, l’employé découvre son “mini reporting CO2” professionnel.
Ce questionnaire individuel est aussi l'occasion de rappeler les gestes du quotidien. En effet, ils s'appliquent dans tous les ménages comme au bureau et permettent à chaque personne de limiter son empreinte : mobilité douce, sobriété énergétique au bureau, réduction du gaspillage et de la consommation d'eau…
Aussi, vous invitez des personnes à contribuer à la collecte sur leur scope métier. Elles savent qu’à telle période, elles seront sollicitées. Et d’année en année, elles ont rendu les données de plus en plus accessibles.
Grâce à ces rendez-vous, les équipes s’approprient les enjeux de l’empreinte carbone, se familiarisent avec les indicateurs. C’est une vraie culture du carbone qui s’installe. C'est souvent le facteur de réussite n°1 de votre stratégie de décarbonation.
En mettant à jour votre exercice de comptabilité extra-financière tous les 4 ans, vous passez à côté de toute tentative d’impliquer vos équipes dans votre démarche.

Valoriser les progrès et maintenir la mobilisation
De plus, pour mobiliser en interne sur des gestes de réduction, il vous faudra montrer les résultats des actions passées. Faire preuve de transparence envers chaque personne de l'organisation est essentiel pour créer de l’engagement. On parle ici d’efforts collectifs, qui ont un impact sur la performance globale de l’entreprise, et sur la planète. En somme, de quoi être fièr.e.s !
Vous avez de vrais succès avec des résultats chiffrés à célébrer en interne, et des engagements à valoriser dans vos communications : l’équipe com’ ne pourra que s’en réjouir. En avançant de façon agile vers votre objectif de réduction, vous pouvez engager une équipe de volontaires. Vous pourriez même mettre en place des ambassadeurs en interne pour identifier collectivement les prochains leviers de réduction.
C’est un cercle vertueux : à chaque bilan carbone, un plan de réduction des émissions pertinent, et des actions dont les succès sont mesurés concrètement. Cela booste l’engagement des équipes pour le prochain exercice, et la mise à jour de vos objectifs.

FAQ - Tout sur la fréquence du bilan carbone
La réglementation pour les entreprises de 500 employés impose un bilan GES tous les 4 ans. Cependant, les avantages à réaliser son bilan carbone tous les ans sont nombreux : cohésion d’équipe, marque employeur, stratégie crédible, accès à des marchés et maintien des clients actuels.
La CSRD impose aux entreprises qui y sont soumises l’obligation de mettre à jour leur bilan carbone annuellement. Aussi certains donneurs d’ordres l’imposent. Dans le cadre de la BEGES, c’est tous les 3 ou 4 ans. L'effort supplémentaire reste marginal face aux nombreux avantages d'une mise à jour plus fréquente.
Le coût d'un bilan carbone dépend de la solution choisie. Il peut être gratuit en interne (hors formation) et coûteux avec un cabinet de conseil. En effet, il est souvent avantageux avec une solution SaaS comme Carbo. Le tarif varie selon la taille de l'entreprise et le niveau d'accompagnement et peut être dégressif sur plusieurs années d'engagement.
La stratégie idéale varie selon les entreprises. Mais globalement, engager vos parties prenantes internes et externes améliore la qualité du scope 3. Vous obtiendrez plus de données sur les déplacements, les livraisons, les investissements, etc.
Le bilan GES et la CSRD sont deux obligations différentes. Le bilan carbone se concentre uniquement sur les émissions de gaz à effet de serre. La CSRD, plus vaste sur les externalités de l’entreprise inclut un volet sur les émissions de gaz à effet de serre. Cette dernière réglementation impose un bilan carbone annuel.
Pour conclure, la réglementation française impose un seuil minimum pour la réalisation des bilans GES : tous les 4 ans. C’est un outil d’audit macro, qui ne permet pas aux entreprises de s’en servir comme outil de pilotage. De plus, il ne valorise pas de façon crédible quelconque engagement auprès de leur écosystème. Pour tirer de réels avantages (stratégiques, compétitifs, d’image, d’accès à des marchés) et pour mener une stratégie de décarbonation, il faudra réaliser un bilan carbone annuel.
Grâce à Carbo, le coût pour réaliser un nouveau bilan carbone (en termes de temps passé) se réduit avec le temps. Il est donc de moins en moins coûteux, et apporte de plus en plus d’avantages. Le ROI augmente. Dommage donc de se cantonner à un reporting tous les 4 ans et de ne pas tirer réellement profit d’une démarche de transition écologique crédible.

ÉCHANGE GRATUIT
Discutez gratuitement de vos besoins en bilan carbone ou ACV avec un de nos experts.
Sources
- Ministère de la Transition écologique - Code de l'environnement, article L229-25 : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000039369665
- ADEME - Base Empreinte®, base de données des facteurs d'émission : https://base-empreinte.ademe.fr/
- Insee - Estimation annuelle de l'empreinte carbone de la France par secteur (2024) : https://www.insee.fr/fr/statistiques/8654458
- Service-public.gouv.fr - "L'empreinte carbone des ménages français" : https://entreprendre.service-public.gouv.fr/actualites/A18911
- Union européenne - Directive (UE) 2022/2464 du 14 décembre 2022 : https://eur-lex.europa.eu/eli/dir/2022/2464/
- BPI France (Bpifrance) - "Se décarboner, ça rapporte : les preuves en chiffres" : https://bigmedia.bpifrance.fr/nos-actualites/se-decarboner-ca-rapporte-les-preuves-en-chiffres
- Service-public.gouv.fr (entreprendre.service-public.gouv.fr) - "Marchés publics : un critère environnemental obligatoire" - 2026 : https://entreprendre.service-public.gouv.fr/actualites/A19042








