Empreinte carbone : définition, principes et méthodes de calcul

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màj en octobre 2026
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Recevoir des contenus inspirants sur la RSE et l’empreinte carbone

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Quand il est question d'écologie et d’agir contre le réchauffement climatique, la majorité des scientifiques s’accorde à dire que réduire son empreinte carbone est le moyen le plus efficace. Mais de quoi s’agit-il exactement ? Définition, grands principes et enjeux : tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’empreinte carbone se trouve ici !

5 points à retenir de l'article 📌

  • L'empreinte carbone mesure, en CO2e, les émissions de gaz à effet de serre liées à une activité (personne, entreprise, produit, territoire). Elle inclut 6 gaz à effet de serre, pas seulement le CO2.
  • L'empreinte carbone moyenne estimée d'un Français est de 8,2 tCO₂e par habitant en 2025.
  • Les 3 premiers postes d'émissions d'un Français sont le transport (24 %), l'alimentation (23 %) et le logement (21 %).
  • Dans les entreprises françaises, le bilan carbone réglementaire est obligatoire pour les structures de 500 salariés et plus (250 dans les DOM).
  • La SNBC 3, dévoilée le 12 décembre 2025, vise -50 % d'émissions territoriales d'ici 2030 et la neutralité carbone en 2050.

Qu’est-ce que l’empreinte carbone ?

Définition : qu'est ce que l'empreinte carbone ?

Premièrement, l’empreinte carbone est un indicateur qui vise à mesurer l’impact d’une activité sur l’environnement. Plus particulièrement, il calcule les émissions de gaz à effet de serre liées à cette activité. Elle peut s’appliquer à une personne (selon son mode de vie), à des ménages, à une entreprise (selon ses activités), un territoire, ou encore à des produits.

Cet impact est généralement exprimé en dioxyde de carbone équivalent ou CO2e. La raison ? Par souci d'homogénéisation, on utilise pour tous les gaz à effet de serre contenus une seule norme rapportée au CO2. Cela revient ainsi à déterminer combien de CO2 retiendrait la même quantité de rayonnement solaire et contribuerait au réchauffement climatique.

Que comprend l'empreinte carbone d'un pays ?

Ensuite, à l’échelle d’un pays, l’INSEE définit l’empreinte carbone induite par la demande finale intérieure d'un pays. Cela comprend entre autres la consommation des ménages, des administrations publiques et des organismes à but non lucratif, ainsi que l'investissement. Ces biens ou services sont pris en compte, qu'ils soient produits sur le territoire national ou importés. Soit :

  • Les gaz à effet de serre émis par les ménages. Cela comprend notamment la combustion de carburants pour le transport et d’énergies fossiles pour le chauffage de nos logements.
  • Les gaz à effet de serre issus de la production intérieure de biens et de services destinée à la demande intérieure (hors exportations).
  • Les GES émis par les produits et services importés.

🖐 Les émissions liées aux importations sont en effet nécessaires au calcul de l'empreinte carbone d'un pays. Les émissions directes sur le territoire sont de facto inférieures à l'impact carbone total.

Quels sont les 6 gaz à effet de serre pris en compte ?

Si le dioxyde de carbone est le gaz à effet de serre le plus répandu, il en existe cinq autres. Voici la liste complète des gaz à effet de serre (GES) dont les émissions doivent être considérées.

Gaz à effet de serre Origines principales
✅ Dioxyde de Carbone (CO 2) - Combustion des énergies fossiles - Agriculture et élévages intensifs - Déforestation
✅ Méthane (CH4) - Élevage des bovins et ruminants
✅ Hydrofluorocarbure (HFC) - Exploitations minières et pétrolières - Décharges d'ordures
✅ Protoxyde d'Azote (N2O) - Industries du froid et automobile
✅ Perfluorocarbure (PFC) - Climatiseurs et systèmes de froid - Extincteurs
✅ Hexafluorure de Soufre (SF6) - Industrie Pharmaceutique

Empreinte carbone et empreinte écologique : quelle différence ?

La notion d’empreinte carbone est parfois confondue avec celle de l’empreinte écologique. La seconde, dont le CO2 n’est qu’une composante, couvre un spectre plus large. L’empreinte écologique s’exprime en surface de terre productive requise pour produire les biens et services que nous consommons et absorber les déchets qui en découlent. Son utilisation la plus parlante est le nombre de Terres nécessaires pour absorber nos modes de consommation. Ainsi, ces données permettent de comparer les modes de vie des citoyens d’un pays à l'autre, au même titre que l’empreinte carbone par pays.

🖐 Si nous vivions tous comme une personne américaine « moyenne », il nous faudrait l'équivalent de 5 planètes pour nous nourrir, nous habiller et nous loger.

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Empreinte carbone en France et en Europe

Bien entendu, tous les modes de vie n'ont pas le même impact sur le climat. Les pays industrialisés sont de loin les plus grands pollueurs : l’Accord de Paris a pris ce facteur en compte pour :

  • D'une part, développer des objectifs distincts selon les pays
  • D'autre part, instaurer un principe de solidarité quant au déploiement de solutions bas-carbone, priorisées dans les pays à risque ou les moins développés.

Quelle est l'empreinte carbone de la France en 2026 ?

En 2025, l'empreinte carbone de la France s'élève à 359 mégatonnes de CO2e (hors puits de carbone) en France hexagonale et outre-mer UE. En effet, la tendance est à la baisse en 2026 avec une réduction de 4,8 % des émissions de GES enregistrée entre les premiers trimestres 2025 et 2026.

✋ Les périodes de sécheresse s'amplifient avec le réchauffement climatique. Pour vous donner un ordre d'idée, les feux de forêt ont relâché 1,7 million de tonnes de carbone dans l'atmosphère, soit l'équivalent d'environ 6,2 millions de tonnes de CO2 en France en 2026.

Comment se répartit l'empreinte carbone d'un Français ?

En 2024, l'empreinte carbone moyenne d'un Français était estimée à 8,2 tCO₂e.
Poste Part de l'empreinte
Déplacements 24%
Alimentation 23%
Logement 21%
Administration, santé, éducation… 13%
Biens et services 10%
Autres services (sports, loisirs…) 9%

Source : SDES, Ministère de la Transition Écologique, "Chiffres clés du climat 2025", données 2024.

Quelle est l'empreinte carbone des transports ?

L'empreinte carbone des transports représente la plus grande part de notre impact carbone moyen. En 2024, les déplacements constituent environ 24% de l'empreinte carbone moyenne d'un Français, soit environ 2,0 à 2,1 tonnes de CO2e par personne et par an. En France, 4 trajets sur 5 s'effectuent en voiture : l'empreinte carbone d'une voiture pèse donc lourd dans ce poste. C'est le trafic routier qui émet le plus de GES (80 %), suivi du trafic aérien (15 %), qui inclut les déplacements professionnels en avion. Voici quelques données indicatives pour les principaux modes de transport utilisés :

Mode de transport Facteur d'émission (km/passager) Hypothèse Passagers
🛩 Avion 285 gCO 2 e 88
🚙 Voiture gourmande 229 gCO 2 e 1.5
🚗 Voiture efficace ou petite 153 gCO 2 e 1.5
🛵 Moto / Scooter 72 gCO 2 e 1.2
🚌 Bus 68 gCO 2 e 12.7
🚅 Train <10 gCO 2 e 156

Quelle est l'empreinte carbone du logement ?

Le logement représentait environ 21 % de l'empreinte carbone d'un Français en 2025, soit approximativement 1,8 tonne de CO2e par personne et par an. Ce poste inclut la dépense énergétique utilisée pour le chauffage et les usages quotidiens (électricité, gaz, fioul, etc.), le traitement de l'eau et des déchets, l'achat du mobilier ainsi que la construction de logements neufs et la rénovation d'anciens.

💡 En France, plus de 90% de la production d'électricité est décarbonée (nucléaire, hydro, solaire, éolien), ce qui explique la relative faible contribution du logement à l'impact carbone des Français - notamment par rapport à d'autres pays dans le monde.

Quelle est l'empreinte carbone de nos biens et services ?

Premièrement, le poste "biens et services" inclut les équipements électroniques, internet, les consoles de jeux et le mobilier. Selon l'actualisation ADEME-Arcep publiée en janvier 2025, le numérique représente 4,4 % de l'empreinte carbone nationale française, soit 29,5 MtCO2e. Les datacenters concentrent 46 % de cette empreinte (13,5 MtCO2e), contre seulement 16 % en 2020, notamment parce que 53 % des usages numériques français sont désormais hébergés dans des datacenters à l'étranger.

De plus, cette hausse est amplifiée par l'essor de l'intelligence artificielle générative. Selon l'Agence internationale de l'énergie, la consommation électrique mondiale des centres de données a atteint environ 485 TWh en 2025 et devrait doubler d'ici 2030, pour approcher 3 % de la demande mondiale d'électricité. En France, RTE estime la consommation actuelle des datacenters à environ 2 % de l'électricité nationale, avec une trajectoire vers 3 % en 2030 et 4 % en 2035.

Enfin, un suivi clair des économies d’énergie en entreprise permet aux entreprises de relier chaque action à une tonne de CO₂ évitée ou émise. Ce type de contenu facilite aussi la mise en place d’un code interne aligné sur la sobriété énergétique et la réduction des émissions.

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Quelle est l'empreinte carbone de l’alimentation ?

L'alimentation représente environ 23 % de l'empreinte carbone moyenne d'un Français en 2024, soit approximativement 2,0 tonnes de CO2e par habitant et par an. En effet, la part la plus importante revient aux protéines.

  • La production d’un kg de protéines sous forme de viande de bœuf émet environ 290 kgCO 2 e.
  • Ce chiffre descend à 50 kgCO 2 e pour la production d’un kg de viande de porc, de poulet ou des œufs, un écart que l'Eco-score cherche à rendre visible.

🖐 Après plusieurs années de baisse, la consommation de viande s'est stabilisée puis a légèrement repris en France : selon FranceAgriMer, elle atteint 85,7 kg équivalent-carcasse par habitant en 2024 (+2,4 % sur un an) et continue de progresser en 2025 (+1,3 %). Néanmoins, la consommation individuelle reste inférieure à celle du début des années 2000 (-5,8 % entre 2003 et 2023).

Quels sont les objectifs de réduction des GES en France ?

En effet, en signant le Protocole de Kyoto en 1997, la France s'est initialement engagée à maintenir ses émissions de GES au niveau de celles de 1990 en 4 ans. La prolongation de ce protocole jusqu'en 2020 a permis de redéfinir un nouvel objectif, à savoir une baisse de 17 % des émissions par rapport à 1990. En 2015, ce sont la loi de Transition Énergétique pour la Croissance Verte et le Code de l'Environnement qui ont introduit le principe d'une Stratégie Nationale Bas-Carbone. Concrètement, c'est une feuille de route qui précise les orientations que la France doit suivre pour réduire les émissions de GES.

De plus, la SNBC 3, publiée le 12 décembre 2025 (dix ans jour pour jour après l'adoption de l'Accord de Paris), fixe désormais des objectifs ambitieux :

  • Réduire de 50 % les émissions territoriales de gaz à effet de serre d'ici 2030 par rapport à 1990 (contre 40 % dans la version précédente) ;
  • Viser la neutralité carbone collective d'ici à 2050 ;
  • Réduire l'empreinte carbone de notre consommation de -71 % à -79 % d'ici 2050 par rapport à 2010.

💡 Les budgets carbone ont été ajustés : 265 MtCO2eq en moyenne annuelle sur la période 2029-2033 et 192 MtCO2eq sur la période 2034-2038, nécessitant une baisse des émissions de 5% par an en moyenne entre 2024 et 2030.

Comment la France se situe-t-elle par rapport à l'Europe en termes d'émissions de GES ?

En 2026, la France figure toujours parmi les pays les moins carbonés de l'Union européenne en termes d'émissions territoriales par habitant. Avec 8,2 tonnes de CO2e par habitant, elle se situe en dessous de la moyenne européenne de 10,7 t de CO2e/hab. Cette performance s'explique principalement par le mix électrique français décarboné (nucléaire, hydro, solaire, éolien).

Comment calculer son empreinte carbone ?

Pour calculer les émissions carbone et les émissions d'autres GES, l'ADEME, comme d'autres entités similaires hors de l'Hexagone, utilise un code de calcul fondé sur des facteurs d’émission physiques ou monétaires.

Qu'est-ce qu'un facteur d'émission physique ?

Partout où cela est possible, on estime une émission de CO2 sur la base d'un facteur d'émission physique avec ce code :

Quantité GES = Quantité consommée x Facteur d'émission physique

Ici, la quantité consommée s'exprime dans l'unité du produit (litres d'essence, m2 de surface, kg d'ananas, etc.).

Le facteur d'émission physique précise la quantité de CO2 émise par une unité consommée. Par exemple, des déplacements en ferry, l'un des modes de transport les plus polluants (et grandement utilisé pour les importations, mais moins polluant que l'avion), émettent en moyenne 5 kg de CO2 (facteur d'émission) par km (quantité consommée).

Une voiture thermique émet 0,2 kg de CO2/km et une voiture électrique, 0,1 kg de CO2/km.

Qu'est-ce qu'un facteur d'émission monétaire ?

Un facteur d’émission monétaire, exprimé en kgCO2e / k€ HT, permet d’estimer le contenu en CO2 d’un produit / service, à partir de son prix.

Quantité GES = Prix x Facteur d'émission monétaire

Ratios monétaires calcul

Pour certains types d’achats (exemple : contrats d'énergie, électricité ou gaz, importations), il est recommandé d'évaluer les émissions avec des données physiques (exemple : par kWh). Le toolkit de collecte des données carbone aide à rassembler ces informations.

En revanche, pour les achats pour lesquels un calcul à partir de données physiques n’est pas possible, il est préférable de calculer les émissions de GES avec des facteurs monétaires, par exemple en utilisant un logiciel de comptabilité.

Dans le cas du calcul de l’impact carbone d’un produit, on doit considérer l’ensemble de son « cycle de vie », de la phase de recherche & développement à celle de sa production finale (en incluant également son conditionnement jusqu’à l’étape du recyclage et l'énergie dépensée). C'est le principe de l'analyse de cycle de vie (ACV).

La définition précise de l’empreinte carbone d’un produit qu’une entreprise émet permet de mieux orienter sa stratégie climat et sa transition.

Quels calculateurs de GES gratuits existent-ils en ligne ?

Plusieurs calculateurs existent et sont en libre accès sur internet, principalement proposés par des associations comme la Fondation GoodPlanet, l'outil Nos Gestes Climat (initié par le projet MicMac d'Avenir Climatique) ou encore Datagir (porté par l'ADEME).

L'utilisation de ces outils est parfois considérée comme fastidieuse, puisque 100 % fondée sur un questionnaire.

Carbo propose aussi son propre calculateur d’empreinte carbone, gratuit, destiné aux particuliers. Il sert de point de départ pour établir un bilan carbone personnel.

Pour une organisation, la collecte repose plutôt sur l'import des données comptables et énergétiques. Vous pouvez réserver une démo pour voir comment Carbo Entreprise l'automatise.

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Pourquoi faire un bilan carbone en entreprise ?

Pour une organisation, l'empreinte carbone se mesure au moyen d'un bilan carbone, qui couvre les scopes 1, 2 et 3.

L'ADEME, à l'origine de la création de l'Association pour la transition bas-carbone (ancienne Association Bilan Carbone), définit le Bilan Carbone® (ou bilan GES réglementaire (BEGES)) comme un outil de diagnostic qui permet d’analyser les émissions directes et indirectes de gaz à effet de serre des activités d'un périmètre donné.

Qui est concerné ?

En France, la réalisation d'un Bilan Carbone est obligatoire pour :

  • Les entreprises de 500 salariés ou plus (ou 250 salariés ou plus dans les DOM) ;
  • Les collectivités territoriales de plus de 50 000 habitants ;
  • Les établissements publics et services d'État de plus de 250 agents.

Le Scope 3 (émissions indirectes) est obligatoire depuis 2023. Les amendes en cas de manquement s'élèvent à 50 000 €, et 100 000 € en cas de récidive. Malgré ces sanctions renforcées, seuls 31 % des entreprises concernées respectent leur obligation en 2025. Cela peut également avoir des répercussions sur la compétitivité de l'entreprise dans la réponse aux appels d'offres publics. En effet, à partir d'août 2026, ces derniers auront l'obligation d'inclure au moins un critère environnemental.

💡 La version 9 de la méthode Bilan Carbone®, entrée en application en janvier 2025, introduit trois niveaux de maturité (initial, standard, avancé) et passe de 5 à 7 étapes méthodologiques. Des subventions de l'ADEME existent pour financer votre bilan carbone.

Concernant la directive européenne CSRD, la loi Omnibus (décembre 2025) a restreint son champ d'application : seules les entreprises de plus de 1 000 salariés et ayant un chiffre d'affaires supérieur à 450 millions € sont désormais concernées. Pour les PME et ETI exemptées, le standard volontaire VSME devient la référence.

Pourquoi calculer l’empreinte carbone de son entreprise ?

La réalisation d'un bilan carbone s'inscrit généralement dans une initiative plus globale de développement durable ou de démarche RSE (responsabilité sociétale des entreprises). Pour les entreprises contraintes par la loi, on parle de bilan carbone obligatoire, dont les exigences se sont renforcées depuis 2023. Le bilan carbone permet de calculer ses émissions par catégorie précise. L'exercice de comptabilité carbone permet de :

  • ⭐ Renforcer son image de marque
  • 💪 Construire un avantage concurrentiel
  • 👩‍⚖ Anticiper la loi
  • 👨‍🎓 Booster sa marque employeur
  • 💸 Dépenser moins et mieux
  • 🔍 Prendre du recul
  • 🌎 Accéder à de nouveaux marchés
  • 💸 Accéder à de nouveaux financements

Pour un groupe multi-entités, le bilan carbone permet de consolider les données de plusieurs filiales ou sites sur un périmètre homogène et de répondre aux exigences de la CSRD ou aux attentes d'investisseurs. Le livre blanc sur le bilan carbone en entreprise reprend cette démarche en détail.

Comment réduire son empreinte carbone ?

Quels gestes éco-citoyens adopter à la maison ?

AXE EXEMPLES
✅ Lutter contre le gaspillage alimentaire - Cuisiner les restes du frigo - Faire ses courses en vrac - Regarder plus loin que la date de péremption
✅ Consommer moins d’eau - Investir dans un lave-vaisselle - Prendre une douche, et non un bain - Boire l’eau du robinet
✅ Adopter une consommation numérique responsable - Avoir un usage plus sobre des services numériques - Garder ses équipements informatiques le plus longtemps possible - S'assurer du bon recyclage des équipements informatiques
✅ Conduire de manière éco-responsable - Réduire sa vitesse de croisière - Rouler calme, rouler efficace - Vérifiez la pression des pneus tous les 2 mois
✅ S'habiller de façon durable - Acheter utile (en ai-je vraiment besoin ?) - Privilégier la seconde main et le local - Réutiliser ce qu’il y a dans l’armoire
✅ Nettoyer sa maison sainement - Utiliser (si possible) des produits naturels - Bien lire les étiquettes des produits ménagers - Aérez les pièces régulièrement
✅ Réduire ses déchets - Refuser la publicité - Faire mes courses sans emballage - Dire stop à la bouteille d'eau

💡 De plus en plus de ménages adoptent une consommation responsable, en « choisissant leurs biens de consommation en fonction de leurs besoins et de leurs impacts sur l'environnement ».

Quels gestes écoresponsables adopter au bureau ?

AXES EXEMPLE
✅ Miser sur la sobriété énergétique en engageant vos salariés Éteindre systématiquement vos appareils en veille
✅ Renforcer votre efficacité énergétique Opter pour un bâtiment plus éco-responsable
✅ Améliorer votre politique d'achats Sélectionner des ordinateurs reconditionnés, réduire les importations
✅ Progresser dans la gestion de vos déchets Limiter les emballages pour les repas à emporter
✅ Choisir un fournisseur d'énergie plus responsable Souscrire un contrat de petits producteurs d'énergie 100% renouvelable
✅ Limiter les déplacements domicile-bureau, en facilitant le télétravail Favoriser la visio-conférence pour réduire le poste transport, favoriser le vélo à la voiture
✅ Réduire votre empreinte numérique Passer à l'hébergement vert de vos données
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Compenser son empreinte carbone

Les efforts de réduction des émissions de GES, inscrits dans une trajectoire de réduction carbone, sont essentiels, car cela reste la meilleure manière de lutter contre le réchauffement climatique.

Mais atteindre l'objectif de l'accord de Paris prendra du temps. En ce sens, vous pouvez compléter ces efforts en participant à la séquestration indirecte de tonnes de CO2. Cela reste un premier moyen, probablement imparfait, d'agir pour le climat.

💡 Le terme de compensation carbone peut renvoyer à un imaginaire trompeur où il serait possible d’annuler ses mauvaises actions (les émissions) par l’achat de bonnes actions (crédits carbone). C'est pourquoi la notion de contribution à la neutralité carbone collective est de plus en plus courante.

Pour compenser votre empreinte carbone, les projets les plus répandus sont ceux de reforestation, en lien avec des collectivités et populations locales.

FAQ : l'essentiel à retenir sur l'empreinte carbone

Qu'est-ce que l'empreinte carbone exactement ? L'empreinte carbone mesure l'impact écologique d'une activité sur l'environnement, exprimé en CO2 équivalent (CO2e). Elle s'applique à l'activité des individus et des entreprises et aux impacts des territoires ou des produits. Cet indicateur prend en compte 6 gaz à effet de serre : dioxyde de carbone, méthane, hydrofluorocarbure, protoxyde d'azote, perfluorocarbure et hexafluorure de soufre.

Comment calcule-t-on une empreinte carbone ? Deux méthodes existent : les ratios physiques (quantité consommée x facteur d'émission physique, par exemple en kg de CO2 par km) et les ratios monétaires (prix x facteur d'émission monétaire, en kgCO2e/k€). Si vous préférez faire réaliser votre bilan carbone, Carbo accompagne les entreprises de toutes tailles dans ces calculs.

Pourquoi les entreprises doivent-elles réaliser un bilan carbone ? En France, les entreprises de plus de 500 salariés (250 en outre-mer), les collectivités de plus de 50 000 habitants et les établissements publics de plus de 250 agents sont légalement obligés de réaliser un bilan carbone incluant le Scope 3 depuis 2023. Les amendes en cas de manquement s'élèvent à 50 000 €, et 100 000 € en cas de récidive. Cela permet de :

- Renforcer son image

- Anticiper les réglementations (CSRD, SNBC 3)

- Réduire ses coûts et accéder à de nouveaux marchés

Sources

  • SDES (Service des données et études statistiques), Ministère de la Transition Écologique et de la Cohésion des Territoires, "Chiffres clés du climat - France, Europe et Monde", édition 2025 (données 2024) : https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/edition-numerique/chiffres-cles-du-climat/fr/
  • Ministère de la Transition Écologique, Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC 3), publiée le 12 décembre 2025 : https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/strategie-nationale-bas-carbone-snbc
  • ADEME, Base Carbone® / Impact CO2 - facteurs d'émission des modes de transport (avion, voiture, moto, bus, train) : https://impactco2.fr/outils/transport
  • RTE (Réseau de Transport d'Électricité) - part du mix électrique français décarboné (nucléaire, hydraulique, solaire, éolien) : https://www.rte-france.com/eco2mix
  • Agence Internationale de l'Énergie (AIE/IEA) - consommation électrique mondiale des centres de données : https://www.iea.org/news/data-centre-electricity-use-surged-in-2025-even-with-tightening-bottlenecks-driving-a-scramble-for-solutions
  • RTE - consommation électrique des datacenters en France : https://www.rte-france.com/bases-electricite/consommation-electricite/essor-data-centers-france
  • FranceAgriMer, "La consommation de viandes en France en 2024" : https://www.franceagrimer.fr/chiffre-et-analyses-economiques/la-consommation-de-viandes-en-france
  • CCNUCC (Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques), Protocole de Kyoto (1997) : https://unfccc.int/resource/docs/convkp/kpfrench.pdf
  • Loi n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte : https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000031044385/
Romane Guyet
Experte en empreinte carbone, formée et certifiée Méthodologie Bilan Carbone. Romane accompagne PME et ETI à définir et mener à bien leur stratégie bas-carbone.
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