Tout savoir sur l'eco score, l'impact environnemental des produits alimentaires

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màj en janvier 2026
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eco score

Qu’est-ce que l’eco score ?

Définition de l’eco score

L’eco score est un indicateur représentant l’impact environnemental des produits alimentaires, de leur production jusqu’à leur arrivée dans les rayons du supermarché. Il classe les produits en cinq catégories de A (très faible impact) à E (impact fort sur l’environnement).

Quels sont les objectifs de l’eco score ?

L’eco score permet de connaître l’impact environnemental des produits que nous consommons et de les comparer. C’est un outil à la disposition de tous afin de guider nos choix alimentaires vers un mode de consommation plus durable, enjeu central pour s'engager dans la transition écologique

  • consommer moins de viande mais de meilleure qualité 
  • consommer plus de produits bio, des produits bénéficiant de labels de qualité
  • consommer en privilégiant des produits locaux, de saison, avec peu d’emballage néfaste à l’environnement
  • limiter les produits contenant des ingrédients à risque pour l’environnement et la biodiversité
eco score

En choisissant des produits à l’eco score bas, les consommateurs encouragent des pratiques agricoles plus vertueuses, qui limitent l’impact environnemental et préservent les ressources. Ainsi, ils aident à contenir le réchauffement climatique en dessous des 2°C et à préserver la biodiversité.

Le deuxième objectif principal de l’eco score est d’inciter les industriels à produire une alimentation plus durable. En clair : encourager les fabricants à améliorer leurs produits pour qu’ils obtiennent une meilleure note eco score.

Du C02 dans son assiette

En 2024, l'alimentation représente 23% de l'empreinte carbone d'un Français, soit 2,0 tonnes de CO2 équivalent par habitant, selon les données de l'Insee et du SDES.

Alimentation Durable

Un chiffre confirmé par le rapport du Giec : le secteur agricole, responsable d'une part significative des émissions mondiales, est à l'origine de 21% à 37% des émissions de gaz à effet de serre.

Une grosse part des émissions de l’agriculture est due à la production de viande et des produits laitiers. De plus, la seconde principale source de GES est liée au transport des produits, soit par les transporteurs de marchandises, soit par les consommateurs. 

Finalement, selon le rapport « Planète vivante 2020 » de WWF, la production alimentaire représente 80% de la déforestation mondiale, 70% de l'utilisation d'eau douce et 70% de la perte de biodiversité terrestre. L'impact environnemental de notre système alimentaire est donc considérable et justifie pleinement la mise en place d'outils comme l'eco-score pour orienter les choix de consommation.

Comment est calculé l’eco score ?

Une méthodologie transparente

Le calcul de l’Eco score prend en compte l’ensemble des critères affectant l’impact environnemental d’un produit.

  • la culture et à l’élevage
  • le processus de transformation
  • le transport (distance et mode de transport)
  • la distribution
  • l’utilisation
  • les déchets et le recyclage 

Et qu’entend-on par « impact environnemental »? Selon l’Ademe, on parle d’impact environnemental pour qualifier les préjudices portés à l’environnement. Ces impacts affectent principalement la qualité de l’air, la qualité de l’eau, les ressources et la santé humaine. La méthodologie européenne PEF (Product Environmental Footprint) recense 16 indicateurs d'impact, listés ci-dessous :

  • Émissions de gaz à effet de serre (CO2)
  • Destruction de la couche d'ozone
  • Émissions de particules fines
  • Oxydation photochimique
  • Acidification
  • Radiation ionisante
  • Épuisement des ressources en eau
  • Pollution de l'eau douce
  • Épuisement des ressources non renouvelables 
  • Eutrophisation (terrestre, eau douce & marine) (pollution de certains écosystèmes aquatiques)
  • Utilisation des terres
  • Toxicité humaine
  • Écotoxicité (eau douce et marine)
  • Impact sur la biodiversité et les services écosystémiques

Les données utilisées

L’Eco score s’appuie sur les données publiques et gratuites Agribalyse, d’Analyse du Cycle de Vie des produits (ACV). Ces données, destinées aux professionnels de l’agriculture et de l’alimentation, sont produites par l’ADEME en collaboration avec des scientifiques du secteur. 

Cette base de données rassemble les informations de plus de 2500 produits alimentaires.

green computing et data center

Des ACV ont été réalisées pour chaque catégorie de produit dans le cadre du projet Agribalyse.

Les indicateurs complémentaires : le fonctionnement des bonus / malus

Certaines données qualitatives complémentaires ne sont pas prises en compte par l’ACV. Il s’agit des données présentes sur l’étiquette des produits ou celles fournies par les fabricants. L’eco score les intègre grâce à un système de bonus/malus.

Ces indicateurs complémentaires permettent de comparer l’impact environnemental des produits au sein d’une même catégorie, par exemple : plusieurs yaourts nature.

Ces données supplémentaires, détaillées ci-après, permettent de pondérer le score de l’ACV grâce à un système de bonus et de malus, appliqué de -30 points à 25 points supplémentaires. Ainsi, on peut les classer en cinq catégories :

1. Le système de production.

Cela englobe les enjeux liés à biodiversité, à l’impact des produits phytosanitaires sur les écosystèmes ou encore la présence de labels (13 labels pris en compte dont le label bio, Rainforest, Demeter etc.).
(bonus de 5 à 20 points)

2. L’approvisionnement local 

Il s’agit ici de déterminer l’origine précise des ingrédients pour un produit.
(bonus de 0 à 15 points)

3. La politique environnementale du pays 

(de -5 à 5 points bonus)

4. La recyclablité des emballages.

L'objectif est de valoriser la recyclabilité des emballages, et leur production à partir de matière première recyclée. À l'inverse, ce critère dévalorise les emballages issus de ressources non renouvelables et non recyclables.
(de 0 à -15 points de malus)

5. Les espèces menacées

À ce jour, deux critères sont pris en compte :

  1. L’épuisement du stock de poissons, entraînant un risque de disparition de certaines espèces à cause de la surpêche.
  2. La déforestation massive liée à la culture de palmier à huile entraînant le risque de disparition de nombreuses espèces (primates, tigres, oiseaux)

(malus de - 10 points)

Voici donc le calcul final de l’impact environnemental :

Eco score = ACV + bonus - malus

Comment voir l’eco score sur les produits alimentaires ? 

Quand vous êtes au supermarché et que vous vous interrogez sur l’impact environnemental d’un paquet de céréales, il suffit de scanner le code-barres avec une des applications partenaires comme Open Food Facts, Yuka ou encore Scan Up. La note et la couleur s’affichent alors sur votre téléphone et vous pouvez faire un choix raisonné.

Open Food Facts a été créée en 2012. Il s'agit, en effet, d'une base de données collaborative, libre et ouverte, recensant les produits alimentaires du monde entier. Ainsi, en 2026, plus de 4 millions de produits alimentaires provenant de 150 pays sont référencés par l'application, grâce notamment aux contributions de plus de 100 000 contributeurs.

Pour les professionnels et les entreprises souhaitant anticiper le calcul de leur eco-score, l'ADEME a développé Ecobalyse. Ainsi, ce simulateur en ligne permet de tester la méthodologie de calcul du futur affichage environnemental officiel.

Perspectives et évolutions de l’eco score : vers un dispositif harmonisé ?

Les acteurs engagés

L’eco score est né d’une volonté citoyenne indépendante proposée conjointement par  un collectif d’une dizaine d’acteurs de l’alimentation.

Citoyens engagés avec Carbo
  • Yuka
  • l’application OpenFoodFacts
  • l’application Scan Up
  • Etiquettable
  • La Fourche
  • FoodChéri
  • Seazon
  • Marmiton
  • Frigo Magic
  • Eco2 initiative

L’initiative a vu le jour en janvier 2021. Leur objectif premier : mettre en place un outil simple pour réduire l’impact environnemental de l’alimentation.

D’autres acteurs ont apporté leur expertise technique et leur regard sur l’initiative. Il s’agit de l’Ademe, Quantis, Evea, WWF, ZeroWaste France, Citeo ou encore Veolia.

Enfin, des distributeurs ont depuis rejoint l’initiative : Carrefour, Lidl ou encore Intermarché.

Depuis son lancement en 2021, le dispositif a servi de base aux 18 expérimentations lancées dans le cadre de la loi Climat et Résilience, permettant de tester différentes approches méthodologiques.

Nutri score, eco score, Planet score… 

L’eco score suit le modèle du Nutri score, une note de A à E et différentes couleurs pour indiquer les qualités nutritionnelles des produits alimentaires aux consommateurs, c'est de la communication environnementale.

Le Nutri score a été mis en place en 2017 en France dans le cadre de la loi Santé du 16 janvier 2016. Il s'applique aujourd'hui dans 8 pays européens : France, Allemagne, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Espagne, Suisse et Portugal. En juin 2024, 1 377 entreprises agroalimentaires étaient déjà engagées dans la démarche du Nutri-Score, représentant 62% des volumes de ventes.

En 2025, le Nutri-score a connu une évolution importante de son algorithme de calcul. Cette nouvelle version pénalise davantage les produits trop sucrés, trop salés ou contenant des édulcorants. Les entreprises disposent d'un délai de 2 ans pour adapter leurs emballages. En novembre 2025, l'Assemblée nationale a voté l'obligation d'afficher le Nutri-score, avec toutefois des exceptions pour les produits sous signes de qualité (AOP, AOC, IGP).

L’eco score va-t-il suivre le même déploiement ?

Depuis, un autre indicateur a été lancé : Planet score. L’objectif est le même : renseigner le consommateur sur l’impact environnemental des aliments. Ce dernier restitue la note globale de la même façon que l’eco score. du A au E.

Cette méthode s’appuie tout comme l’eco score sur la base de données de l’Ademe, Agribalyse. Mais contrairement à l’eco score, qui complète les données d’Agribalyse par un système de bonus/malus, Planet-score lui va recalculer la note sur 100. 

Quand l’eco score restitue la note globale avec un logo facile à comprendre, Planet-score, quant à lui, apporte des précisions. En effet, en dessous de la note, sont détaillées l’évaluation du produit dans plusieurs sous-catégories, telles que la biodiversité, les pesticides et le climat.

Le Planet score est affiché par 80 marques on-pack et plus de 300 marques mènent des travaux d'évaluation, sur des sites de E-commerce de distributeurs comme Biocoop ou encore Naturalia. Auchan et d'autres enseignes se sont également ralliés à l'expérimentation.

Vers un label global

C’était l’une des 146 propositions de la Convention citoyenne pour le climat : un score carbone affiché sur les produits de consommation et les services. La loi « Climat et Résilience », issue de cette convention, a été promulguée le 24 août 2021.

Tout comme la loi  « Anti-gaspillage pour une économie circulaire » (AGEC), elle vise à transformer nos modes de vie afin de tendre vers un modèle de société plus durable.

L'eco score, comme le Planetscore, sont des initiatives qui entrent dans le cadre de cette loi. Le texte prévoit de rendre obligatoire l'affichage environnemental, initialement prévu pour 2024-2025.

Cette expérimentation, pilotée par l'Ademe et le ministère de la Transition écologique, vise à aboutir à un seul dispositif harmonisé d'affichage environnemental retenu par l'État. En janvier 2026, la situation est la suivante :

  • Pour le textile : l'affichage environnemental est entré en vigueur le 1er octobre 2025, avec des textes réglementaires publiés au Journal officiel le 9 septembre 2025. C'est une phase volontaire encadrée.
  • Pour l'alimentaire : la méthodologie de calcul fait l'objet d'une concertation technique en cours jusqu'en octobre 2025. Le déploiement sera donc postérieur, probablement en 2026-2027. Un simulateur public, Ecobalyse, permet déjà aux entreprises de tester le calcul de leur futur score.

Ces travaux s'inscrivent dans une démarche d'harmonisation européenne, avec la méthodologie PEF (Product Environmental Footprint) comme référence commune, tout en intégrant des spécificités françaises via des compléments hors ACV valorisant notamment les pratiques agroécologiques.

Pour aller plus loin, vous pouvez calculer votre empreinte carbone avec Carbo ! En effet, cet outil est simple, pédagogique et gratuit. Ainsi, vous pourrez identifier vos postes les plus carbonés, notamment dans l'alimentation, le logement, le transport, les loisirs et services, ainsi que les biens.

FAQ - L'essentiel à savoir

Qu’est-ce que l’éco-score et à quoi sert-il ?

L’éco-score est un indicateur environnemental qui évalue l’impact d’un produit ou d’un service sur l’ensemble de son cycle de vie. Il aide les consommateurs et les entreprises à comparer des options et à orienter leurs choix vers des solutions plus durables.

Comment est calculé un éco-score ?

L’éco-score repose sur une analyse du cycle de vie (ACV), prenant en compte des critères comme les émissions de gaz à effet de serre, l’utilisation des ressources, la pollution ou la biodiversité. Les méthodes peuvent varier selon les secteurs et les référentiels utilisés.

Quelle est la différence entre éco-score et empreinte carbone ?

L’empreinte carbone se concentre uniquement sur les émissions de CO₂ et autres gaz à effet de serre. L’éco-score est plus global : il intègre plusieurs impacts environnementaux, offrant une vision plus complète de la performance écologique d’un produit ou d’une activité.

Quand l'affichage environnemental alimentaire sera-t-il obligatoire en France ?

L'affichage environnemental pour le textile est entré en vigueur en octobre 2025. Le déploiement officiel pour le textile est attendu pour 2026-2027, probablement d'abord sur une base volontaire encadrée avant une obligation éventuelle.

Comment les entreprises peuvent-elles se préparer à l'affichage environnemental ?

Les entreprises peuvent utiliser le simulateur Ecobalyse développé par l'ADEME pour calculer l'éco-score de leurs produits, réaliser des ACV de leurs gammes, et travailler sur l'amélioration de leurs recettes (ingrédients bio, locaux, emballages recyclables). Elles peuvent aussi s'engager volontairement dans l'un des dispositifs existants (Eco-score ou Planet-score) en attendant le cadre officiel.

Louise Beliaeff
Louise est rédactrice Web à Carbo. Journaliste passionnée par l’environnement, elle aime mettre en lumière des initiatives bonnes pour la planète et ses habitants. La mission qu’elle s’est donnée : sensibiliser le plus grand nombre à ces questions.
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