Sommaire

Sommaire
- Qu'est-ce que le greenwashing ? Définition du terme et pratiques trompeuses
- Greenwashing : définition complète et origines du terme marketing
- Réglementation du greenwashing et lutte contre les pratiques trompeuses
- 5 Exemples de greenwashing : comment identifier les pratiques trompeuses
- Greenwashing : comment éviter cette pratique non-environnementale ?
- Foire aux questions
Qu'est-ce que le greenwashing ? Définition du terme et pratiques trompeuses
Qu'est-ce que le greenwashing ? Le greenwashing est une méthode de marketing consistant à communiquer auprès du public en utilisant l'argument écologique de manière trompeuse pour améliorer son image.
Les différentes techniques du greenwashing :
- Le détournement d'attention
- Le manque de transparence
- Le faux label
- Le mensonge
- Le packaging trompeur
Qui régule le greenwashing en France ? L'Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP) est un organisme privé d'autorégulation. Mais depuis octobre 2025, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) intensifie considérablement ses contrôles contre les pratiques trompeuses.
Quelles sont les sanctions encourues ? Depuis l'entrée en vigueur de la directive européenne 2024/825 en mars 2024, les sanctions ont été considérablement renforcées. Les amendes peuvent désormais atteindre 750 000 € ou 4 % du chiffre d'affaires global de l'entreprise. En cas d'infraction diffusée en ligne, les peines peuvent aller jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 750 000 € d'amende.
Si le greenwashing a fait beaucoup parler de lui ces dernières années, on pourrait être tenté de conclure qu'il n'est plus un outil de communication privilégié. Il n'en est rien : de nombreuses entreprises n'ont toujours pas compris la leçon, et continuent de verdir artificiellement leur image. Selon les chiffres de la DGCCRF publiés en octobre 2025, 15 % des 3 000 établissements contrôlés en 2023-2024 présentaient encore des manquements graves en matière d'allégations environnementales. Pour essayer de mettre définitivement un terme à cette publicité mensongère, désormais interdite par la loi, Carbo vous explique comment identifier un cas de greenwashing à travers 5 exemples concrets.
5 exemples concrets de pratiques de greenwashing :
- Le détournement d'attention, par H&M
- Le manque de transparence, par EDF
- Le faux label, par Intermarché
- Le mensonge frontal (Volvic) et par omission (Orangina)
- Le packaging trompeur, par Ajax
Greenwashing : définition complète et origines du terme marketing
Le greenwashing (ou « éco-blanchiment », « verdissage » en français) est une méthode de marketing consistant à communiquer auprès du public en utilisant l'argument écologique de manière trompeuse pour améliorer son image. Les informations transmises sont ainsi une présentation déformée des faits et de la réalité. Cela peut aussi bien passer par le fond que par la forme. L'éco-blanchiment touche de nombreuses entreprises et secteurs comme la mode, la cosmétique, les voitures, la politique et même le tourisme. Découvrez dans cet article comment passer au marketing éthique.
🖐 Bon à savoir : le terme greenwashing est apparu pour la première fois aux États-Unis, à la fin des années 1980 . C'est une contraction du terme whitewashing (blanchir ou dissimuler une information) et du terme green (littéralement vert mais au sens d'écologique).
Réglementation du greenwashing et lutte contre les pratiques trompeuses
Les règles déontologiques contre le greenwashing selon l'ARPP
L'Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP) est un organisme privé d'autorégulation de la publicité en France. Elle vise à favoriser une publicité loyale, véridique et saine sur une base d'autodiscipline professionnelle. Elle ne peut pas prononcer de sanction légale comme la prison ou l'amende.
Concernant le greenwashing, on peut citer différents conseils de l'organisme via les règles déontologiques contre le greenwashing. L'ARPP recommande notamment de ne pas induire le public en erreur et d'exclure l'assimilation directe d'un produit présentant un impact négatif pour l'environnement à un élément naturel. Le message publicitaire doit également être proportionné à l'ampleur des actions menées par l'entreprise en matière de développement durable ainsi qu'aux propriétés du produit dont il fait la promotion.

Mais le greenwashing peut-il pour autant être considéré comme de la publicité mensongère ? 🤔 Et bien, ça dépend. La publicité mensongère est une présentation fausse qui induit en erreur sur différentes caractéristiques d'un produit, service ou marque. C'est évidemment condamnable par la loi : amende et/ou prison, mais le greenwashing ne se matérialise pas toujours sous la forme d'une pub mensongère. Libre à vous de déposer une plainte à l'instance de sanction de l'ARPP si vous considérez qu'une marque a eu recours au greenwashing.
La lutte de l'ADEME contre le greenwashing
L'Agence de la transition écologique (la lutte de l'ADEME contre le greenwashing) travaille régulièrement avec l'ARPP afin de limiter l'utilisation abusive des arguments « verts » dans les publicités. L'organisme écolo indique que l'éco-blanchiment participe directement à la désinformation des consommateurs. Aujourd'hui, chacun est confronté à une masse d'informations souvent déversée hors contexte. Le greenwashing participe à cela et peut décrédibiliser ou minimiser la sensibilisation faite par les ONG. L'association environnementale Greenpeace France a par exemple déposé une plainte contre des publicités jugées mensongères. Pour contrer ce phénomène, les entreprises engagées doivent publier des rapports RSE transparents qui documentent leurs actions réelles et leurs résultats mesurables.
En décembre 2025, l'ADEME a publié l'édition 2025 de son Guide anti-greenwashing, un document complet et à jour des dernières évolutions réglementaires européennes et nationales. Ce guide s'adresse aux dirigeants, acteurs de la communication et juristes qui souhaitent comprendre et anticiper les risques liés aux allégations environnementales trompeuses.
L'éco-blanchiment, une pratique désormais illégale
La lutte contre le greenwashing s'est considérablement renforcée ces dernières années. En avril 2021, la loi Climat et Résilience a durci les sanctions contre l'éco-blanchiment, avec des amendes pouvant atteindre 80 % des dépenses engagées pour la publicité incriminée.
Mais c'est surtout l'adoption de la directive européenne 2024/825 en février 2024, entrée en vigueur le 26 mars 2024, qui marque un tournant majeur. Cette directive doit être transposée par les États membres avant le 27 mars 2026 et sera applicable dès septembre 2026. Elle interdit notamment :
- Les allégations environnementales génériques (« écologique », « vert », « biodégradable », « naturel », « respectueux de l'environnement ») sans preuves scientifiques et sans spécification claire
- Les allégations de neutralité carbone basées uniquement sur des mécanismes de compensation
- La présentation comme distinctive d'une caractéristique qui est en réalité une obligation légale
- L'utilisation de labels environnementaux non certifiés par un organisme indépendant
Les sanctions sont désormais beaucoup plus sévères : amendes pouvant atteindre 750 000 € ou 4 % du chiffre d'affaires global de l'entreprise, voire 2 millions d'euros dans certains cas d'infractions transfrontalières majeures. Pour les infractions diffusées en ligne, les peines peuvent aller jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 750 000 € d'amende.
En cas de pratique avérée de greenwashing, la diffusion de la sanction devient systématique. Soit par la presse écrite, soit par tout moyen de communication au public, par voie électronique. Mais également une diffusion sur le site internet de la personne morale condamnée, pendant une durée de trente jours.
Soyons clairs : c'est une excellente décision !
Et les contrôles s'intensifient réellement. La DGCCRF a publié son bilan 2023-2024 le 1er octobre 2025 : sur plus de 3 000 établissements contrôlés, 15 % présentaient des manquements graves. Cela a donné lieu à 430 injonctions de mise en conformité, 500 avertissements et 70 amendes administratives ou procès-verbaux pénaux.
Pour 2025-2026, la DGCCRF annonce un renforcement de ses contrôles grâce à :
- Une coopération renforcée avec l'ADEME pour l'affichage environnemental textile
- De nouvelles actions pédagogiques via le site achats-durables.gouv.fr
- Un partenariat avec l'association QuotaClimat pour développer un outil de détection du greenwashing dans les médias
À partir de 2026, les labels auto-proclamés seront interdits : une vérification obligatoire par un tiers indépendant sera exigée pour tous les labels environnementaux.
💡 Les réglementations renforcées et les demandes accrues de la part des consommateurs d'actions RSE vérifiées poussent certaines entreprises à faire l'inverse du greenhushing .
5 Exemples de greenwashing : comment identifier les pratiques trompeuses
Détournement d'attention : exemple du greenwashing de H&M
Le cas H&M constitue un des exemples les plus flagrants en matière de greenwashing. En 2011, l'entreprise lance sa collection « Conscious » pour prôner ses valeurs écologiques et un style « éco-responsable ». Selon la marque de fast-fashion, les vêtements de cette nouvelle collection sont composés de matières plus respectueuses de l'environnement comme l'Econyl (Nylon 100 % recyclé) ou encore le coton bio. Le problème ? H&M met en place des opérations de marketing pour valoriser des engagements environnementaux et des actions qui ne sont pas à la hauteur de cette communication authentique.

La marque de prêt à porter détourne ainsi l'attention sur ses mauvaises pratiques. Mais ce n'est pas avec quelques collections soi-disant écologiques que l'entreprise peut devenir une vraie entreprise éco-responsable et réduire son empreinte carbone. On remarque d'ailleurs une très faible présence d'informations concernant la ligne « Conscious ». Le pourcentage de coton bio recyclé utilisé pour un jean de la collection n'est par exemple pas précisé👖.
Il y a quand même une bonne nouvelle : H&M vous propose de rapporter vos vieux vêtements pour les recycler. En échange, vous obtenez un bon de réduction de 5€ pour acheter des vêtements neufs et donc polluants dans le magasin... Le terme « détournement d'attention » prend ici tout son sens 😑
🖐 Bon à savoir : l'entreprise a également lancé H&M Cosmétique. Le but : mettre l'accent sur les ingrédients naturels. En 2015, la cosmétique bio était très à la mode en France et la marque de fast-fashion en a bien profité.
Ce type de pratique reste encore courant aujourd'hui. En 2024-2025, la DGCCRF a sanctionné plusieurs enseignes du textile pour utilisation abusive du terme « upcyclé » sur des vêtements importés neufs d'Asie, ou pour des allégations comme « éco-responsable » sans aucune justification concrète.
Manque de transparence : exemple de greenwashing chez EDF et TotalEnergies
Comme dans le cas de H&M, cette campagne d'EDF de 2009 met en avant des engagements forts pour l'écologie. Mais les actes ne suivent pas le discours. La campagne s'intitule « Changer d'énergie ensemble » et a pour but de promouvoir des solutions énergétiques pour lutter contre le réchauffement climatique (économies d'énergies, éolien, hydraulique…). L'entreprise a juste oublié de préciser que le budget consacré à la recherche sur les énergies renouvelables ne représentait que 2,1 % du budget total de la recherche et du développement (R&D). Et moins que la campagne de communication... Pour saluer la prouesse, Les Amis de la Terre ont d'ailleurs décerné à EDF le prix Pinocchio de l'année 2009 dans la catégorie Greenwashing 😬. Vous pouvez consulter ce guide de Selectra pour bien identifier les vrais fournisseurs d'énergie verte.
Plus récemment, en octobre 2025, TotalEnergies a été condamnée par le tribunal judiciaire de Paris pour pratiques commerciales trompeuses concernant ses allégations de « neutralité carbone ». Cette condamnation historique, une première mondiale pour une major pétrolière, montre que même les grandes entreprises ne sont plus à l'abri des sanctions lorsqu'elles vantent une transition écologique sans aligner leurs actes sur leurs promesses.
GUIDE PDF GRATUIT
Tout ce que vous devez savoir sur le bilan carbone, résumé en un guide gratuit à télécharger.
Faux labels : exemple de greenwashing chez Intermarché
Ici, on ne voit pas trop comment Intermarché a pu croire que ça passerait 🤦♀️ Cette campagne fait partie des exemples connus de greenwashing. L'enseigne de distribution a lancé une campagne fin 2011 pour montrer son engagement écolo dans le secteur de la pêche. On pouvait ainsi retrouver le « label pêche responsable » sur certains de leurs produits. Or, le seul éco- label qui existe en France pour la pêche éco-responsable est celui du Marine Stewardship Council (MSC). Et il se trouve que le label utilisé par Intermarché ressemble étrangement à celui du MSC… De plus, la pêche profonde industrielle (le type de pêche effectué par Intermarché) ne peut être considérée comme durable. L'ARPP a demandé à la marque de ne pas renouveler cette pub.
Ce problème de faux labels reste d'actualité. En 2024, l'année a vu s'intensifier les contrôles sur les produits labellisés. Certaines entreprises se prévalaient de certifications inexistantes, ou appliquaient des labels valables uniquement sur une minorité de produits. La directive européenne 2024/825 met désormais fin à ces pratiques en imposant, dès 2026, une vérification obligatoire par un tiers indépendant pour tous les labels environnementaux.

Greenwashing : exemples du mensonge frontal (Volvic) et par omission (Orangina)
Le mensonge frontal
Commençons par le mensonge frontal. Nul besoin d'explication : il s'agit ici d'un mensonge pur et simple. La marque Volvic (appartenant à l'« entreprise à mission » Danone) a affirmé qu'une de ses bouteilles était en plastique « d'origine végétale ». Le hic ? Seulement 20 % de la bouteille l'était réellement. De plus, les ingrédients chimiques de la molécule issue du végétal sont exactement les mêmes que ceux du plastique habituellement utilisé. Petit rappel nécessaire : le plastique, c'est du pétrole 🙃. À noter que Danone a déjà eu affaire à d'autres scandales de ce genre.

Le mensonge par omission
Là encore il s'agit d'une marque commercialisant des boissons : Orangina. Cette dernière se vante, sur ses bouteilles, que sa boisson est « sans colorant » et « sans arôme artificielle ». Beaucoup de marques ont adopté le même discours et se concentrent ainsi sur le peu de choses positives présentes dans la composition. Le but est évidemment de faire oublier aux consommateurs que le reste (majoritaire) des ingrédients n'est pas aussi bon pour leur santé et pour l'environnement.
Et on rappelle que ne pas dire toute la vérité s'appelle…un mensonge par omission, tout simplement.
Aujourd'hui, cette pratique est particulièrement surveillée. En 2024-2025, un chocolatier a été sanctionné pour avoir vanté une « décarbonation » encore à l'état de projet et un « approvisionnement direct » qui passait en réalité par un trader. Les allégations floues comme « livraison éco-responsable » ou « préservant la planète » sans justification concrète font partie des formulations les plus fréquemment relevées lors des contrôles.
Greenwashing : exemple du packaging trompeur par Ajax
Vous connaissez sûrement l'entreprise de produits ménagers Ajax. Mais avez-vous remarqué leur façon de verdir de manière abusive leurs emballages ? Voici une petite liste des éléments présents sur leurs bouteilles qui illustre les pratiques d'éco-blanchiment d'Ajax :
💚 La couleur verte
On retrouve (trop) souvent cette pratique parmi les exemples de greenwashing. Cette couleur est évidemment associée au naturel, à l'environnement et les marques comme Ajax, McDo ou encore Coca-Cola se font un malin plaisir à en abuser pour verdir leur image. Notons que la composition des produits reste, la plupart du temps, inchangée.
🌳 Les visuels (arbre, fleur, herbe…)
Ajax a changé le packaging de son nettoyant triple action pour vitres, très chimique, en quelque chose de beaucoup plus doux. On retrouve évidemment la couleur verte, mais aussi un arbre sur fond de ciel bleu 🌈.
🌱 Le champ lexical
« Parfum avec des extraits naturels », « Fraîcheur naturelle », « Natura Verde » (qui signifie nature verte en italien)… Ajax a utilisé de nombreuses tournures de phrases pour rendre ses produits plus éthiques et bons pour la planète. Cependant, le champ lexical de la nature sur un packaging ne signifie absolument pas que le produit est éthique et sain. Le mot naturel est trop souvent utilisé pour faire penser à l'écologie. Les équipes marketing font en sorte que cela ne saute pas immédiatement aux yeux. Elles utilisent des biais cognitifs qui peuvent nous pousser à acheter un article parce qu'il vous paraît green.
Ces pratiques sont désormais strictement encadrées. La directive européenne 2024/825 interdit explicitement l'utilisation de termes génériques comme « écologique », « vert », « naturel » ou « respectueux de l'environnement » sans preuves scientifiques et sans spécification claire visible sur le même support (l'emballage, par exemple).
🖐 Fun Fact : en 2011, la marque de cigarettes Lucky Strike a eu la bonne idée de remplacer la feuille d'aluminium présente dans ses paquets par… une feuille en carton . Soyons clairs : mettre un emballage éthique autour d'un produit polluant ou dangereux pour la planète ne va pas le rendre plus green .
Greenwashing : comment éviter cette pratique non-environnementale ?
En tant que marque
Maintenant que vous connaissez les exemples de base du greenwashing, il faut éviter de les reproduire 💪. L'ADEME conseille aux marques de vérifier que le message réalisé par l'agence respecte les grands principes d'un marketing éthique et évite le greenwashing. Ce guide pratique de Carbo aide les entreprises à éviter le greenwashing en fournissant une boîte à outils complète : quiz, lexique et bonnes pratiques pour une communication environnementale transparente et fondée sur des engagements réels. Consultez ce guide pour communiquer sans greenwashing.
GUIDE PDF GRATUIT
Découvrez les bonnes pratiques pour bien communiquer sans greenwashing !
Vérifiez ainsi que le vocabulaire utilisé est clair et précis, que l'information est complète. Vous devez avoir des preuves de votre démarche. Votre message doit être proportionnel à la réalité, c'est-à-dire que vos engagements doivent être fidèles à ce que vous annoncez. Vos visuels ne doivent pas être ambigus. Et attention à ne pas transmettre de message « non écologique » comme inciter à surconsommer ou à gaspiller.
Mettre un emballage écologique autour d'un produit dangereux pour la planète ne va pas le rendre plus éthique.
Pour justifier leurs allégations environnementales de manière crédible, les entreprises doivent s'appuyer sur des données vérifiables, en commençant par réaliser leur bilan carbone pour mesurer précisément leur impact. Depuis octobre 2025, l'éco-score textile, inspiré du nutri-score alimentaire, évalue l'empreinte écologique des vêtements tout au long de leur cycle de vie. Ce dispositif illustre l'évolution vers une communication fondée sur des données objectives, qui renforce la crédibilité des marques engagées.
Le Guide anti-greenwashing 2025 de l'ADEME recommande aux entreprises de :
- S'appuyer sur des preuves scientifiques et des analyses de cycle de vie complètes
- Éviter les formulations vagues ou absolues (« 100 % écologique », « totalement vert »)
- Contextualiser leurs efforts (par exemple, préciser qu'une amélioration concerne un produit spécifique et non toute la gamme)
- Documenter et publier leurs méthodes de calcul
- Faire vérifier leurs allégations par des organismes indépendants
En tant que consommateur
Voici quelques conseils pour ne pas vous faire avoir par le marketing en tant que consommateur : vous pouvez commencer par vérifier les ingrédients présents dans les produits en regardant au dos du packaging (ou en utilisant une application comme Yuka). À savoir qu'un produit qui est mauvais pour votre santé le sera généralement aussi pour l'environnement. Renseignez-vous pour connaître les vrais labels existants. Parmi ces labels, on peut citer l'écolabel européen, Ange Bleu, AB (agriculture biologique), Biore, etc.
Soyez particulièrement vigilant face aux allégations génériques comme « écologique », « vert », « durable » ou « naturel » sans précision. Depuis 2024-2025, ces termes sont interdits sans justification scientifique précise et vérifiable. Méfiez-vous également des mentions de « neutralité carbone » qui reposent uniquement sur de la compensation, désormais interdites par la directive européenne 2024/825.
Vous pouvez aussi vous appuyer sur les nouveaux outils mis à disposition :
- L'éco-score textile pour les vêtements (depuis octobre 2025)
- Les bases de données publiques comme la Base Empreinte de l'ADEME
- Le site achats-durables.gouv.fr qui propose des vidéos pédagogiques de la DGCCRF sur le greenwashing
Si vous identifiez une pratique de greenwashing, vous pouvez désormais le signaler directement à la DGCCRF via le site Signal Conso. Les autorités renforcent leurs contrôles et prennent ces signalements au sérieux : 67 % des Français estiment le greenwashing trop répandu, et les pouvoirs publics répondent à cette attente.

Faire du greenwashing, c'est évidemment malhonnête mais surtout néfaste pour l'environnement. Cette pratique ne nous incite pas à adopter un mode de consommation plus responsable et peut même nous décourager. Elle peut également faire perdre des parts de marchés aux entreprises œuvrant réellement dans le développement durable et contre le changement climatique. Alors l'éviter signifie faire un pas vers un mode de vie plus éthique et agir pour la planète.
AUDIT RSE GRATUIT
Faîtes le point sur votre stratégie et votre roadmap RSE et environnementale gratuitement avec un de nos experts.
Foire aux questions
Qu'est-ce que le greenwashing ? Définition et exemples concrets
Le greenwashing est une pratique de communication trompeuse où une entreprise exagère ou invente ses engagements écologiques pour améliorer son image, sans actions concrètes à la hauteur de ses promesses. Cela peut passer par des visuels verts, des allégations vagues comme « naturel » ou « écologique » sans preuves, des labels non certifiés, ou un packaging trompeur. Les exemples concrets incluent H&M avec sa collection « Conscious » insuffisante, EDF avec sa campagne « Changer d'énergie » mais seulement 2,1 % de budget R&D en énergies renouvelables, ou Ajax avec sa couleur verte abusive sur des produits chimiques inchangés.
Quelles sont les sanctions pour greenwashing en 2026 ?
Depuis la directive européenne 2024/825 entrée en vigueur en mars 2024, les sanctions sont considérablement renforcées. Les amendes peuvent atteindre jusqu'à 750 000 € ou 4 % du chiffre d'affaires global de l'entreprise, voire 2 millions d'euros pour certains cas d'infractions transfrontalières. Pour les infractions diffusées en ligne, les peines peuvent aller jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 750 000 € d'amende. La diffusion publique de la sanction devient systématique : via presse écrite, moyens électroniques et sur le site internet du condamné pendant 30 jours minimum. À partir de 2026, tous les labels environnementaux devront être vérifiés par un tiers indépendant.
Comment reconnaître du greenwashing et le signaler ?
Méfiez-vous des allégations vagues (« écologique », « vert », « naturel ») sans preuves scientifiques précises, des packagings trompeurs avec couleurs vertes et visuels nature, des labels auto-proclamés sans certification indépendante, et des promesses disproportionnées par rapport aux actions réelles de l'entreprise. Depuis 2024-2025, ces pratiques sont strictement interdites et contrôlées. En 2023-2024, la DGCCRF a contrôlé 3 000 établissements avec 430 injonctions et 70 sanctions. Si vous identifiez du greenwashing, signalez-le directement à la DGCCRF via le site Signal Conso. Vous pouvez aussi consulter ce décret relatif à l'information environnementale des produits générateurs de déchets pour comprendre vos droits.








