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Un achat durable, ou responsable, consiste à choisir des biens et services qui respectent l'environnement, favorisent l'équité sociale et soutiennent une économie viable à long terme. Dans un contexte de crises climatiques, de raréfaction des ressources et d'inégalités croissantes, adopter ces pratiques est devenu essentiel. C'est la raison pour laquelle entreprises, gouvernements et particuliers doivent revoir leurs habitudes d'achat pour répondre à ces défis urgents. Découvrez comment cette démarche peut transformer nos industries et construire un avenir plus désirable, et durable !
Kézako les Achats Durables ?
Les Principes des Achats Durables
Pour faire simple, au cœur de cette démarche se trouvent trois piliers :
- Responsabilité Environnementale : Choisir des biens et services ayant une empreinte écologique minimale et un écodesign poussé. Par exemple, les articles peuvent être sélectionnés pour leurs faibles émissions de carbone, leur approvisionnement en matières premières durables ou une meilleure gestion des déchets.
- Équité Sociale : Soutenir les entreprises et fournisseurs qui garantissent des conditions de travail éthiques, favorisent la diversité et protègent les droits des travailleurs. Cet élément assure que les commandes contribuent à des résultats équitables pour les populations à travers le monde.
- Viabilité Économique : Assurer que les solutions sont économiquement pérennes en équilibrant les coûts initiaux avec les économies sur le cycle de vie, l'efficacité et la résilience.
Pour suivre une boussole globale, on vous conseille les Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies. En effet, ils offrent un cadre d'action 360° aux organisations souhaitant intégrer ces considérations dans leur processus de décision.
Relier les Achats Durables aux Objectifs de Neutralité Carbone
Une initiative majeure façonnant les stratégies d'approvisionnement à l'échelle mondiale est la Net Zero Initiative. Elle vise à équilibrer les émissions avec des efforts de réduction et de compensation carbone. Une politique d'achats durables y joue un rôle crucial en priorisant les fournisseurs et biens à faible émission, contribuant ainsi activement à la capacité d'une organisation à atteindre ses objectifs de neutralité carbone. Concrètement, intégrer des procédés de fabrication alimentés par des énergies renouvelables, des méthodes d'expédition neutres en carbone ou des articles à faibles émissions peut considérablement réduire l'impact environnemental global.
Gérer les Impacts Indirects via le Scope 3
Une démarche d'achat durable aide également les organisations à gérer les émissions de Scope 3, qui représentent les émissions indirectes dans la chaîne de valeur. Contrairement au Scope 1 (émissions directes des sources détenues par l'entreprise) et au Scope 2 (émissions indirectes liées à l'achat d'énergie), les émissions de Scope 3 sont plus difficiles à maîtriser. En effet, elles proviennent de la production externalisée, des fournisseurs ou de la fin de vie des produits. En sélectionnant des fournisseurs qui privilégient des méthodes de fabrication durables et possèdent des certifications claires, les entreprises peuvent documenter et réduire leur empreinte indirecte.
Utiliser les Analyses de Cycle de Vie (ACV) pour Mieux Décider
Une politique d'achats éclairée s’appuie souvent sur des outils comme les Analyses de Cycle de Vie (ACV). Les ACV permettent aux équipes d'évaluer les impacts d'un produit tout au long de son cycle de vie, de l'extraction des matières premières à leur élimination. Cette vue complète aide à comparer les options non seulement en termes de coûts initiaux, mais aussi d'énergie consommée, de déchets produits et d'émissions générées. Résultat ? Des décisions d'achat plus informées et responsables.
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Renforcer la Résilience
Enfin, les fournisseurs éthiques et les ressources durables créent des chaînes d'approvisionnement plus stables. Elles sont moins vulnérables aux risques tels que l'épuisement des matières premières ou les sanctions réglementaires.
Qui est légalement concerné par les achats durables ?
Les principales entités concernées par les lois sur les achats durables
1. Administrations publiques (Gouvernements, Régions, Municipalités)
Le secteur public est l’un des moteurs principaux des achats durables. Les gouvernements et les collectivités, qui représentent une part importante de la commande publique, sont soumis à des règles strictes pour intégrer des considérations environnementales et sociales dans leurs décisions.
Par exemple, en France, les appels d’offres publics doivent inclure des critères RSE, promouvant l’éco-conception, les principes de l’économie circulaire et les pratiques de travail éthiques. Cette obligation garantit que les deniers publics soutiennent des initiatives alignées sur les objectifs climatiques et le progrès social.
2. Entreprises privées
Alors que les organismes publics sont réglementés depuis longtemps, les entreprises privées, en particulier les grandes, sont de plus en plus concernées par les lois sur les achats durables. De nombreuses multinationales doivent respecter des mandats de responsabilité sociétale qui exigent un alignement avec les initiatives mondiales.
Les entreprises ayant une empreinte carbone importante ou de grandes chaînes d'approvisionnement sont tenues de traiter les émissions indirectes. Au-delà de la conformité, adopter une telle politique d'achat aide les entreprises privées à réduire les risques. Cela les aide notamment à séduire les consommateurs engagés et à rester compétitives dans des marchés en constante évolution.

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3. Fournisseurs et vendeurs
De leur côté, les fournisseurs font face à une pression croissante pour démontrer leur transparence et leur conformité avec les critères de durabilité. Qu'il s’agisse de fabricants locaux ou de distributeurs mondiaux, tout le monde est concerné ! Ceux qui ne parviennent pas à se conformer risquent d’être exclus de contrats lucratifs avec des entités publiques ou des grandes entreprises qui privilégient un approvisionnement responsable.
4. Autres parties prenantes
- Les organisations non gouvernementales (ONG) jouent un rôle clé en surveillant la conformité et en plaidant pour des normes plus strictes.
- Les institutions éducatives et de santé, souvent soumises aux lois de la commande publique, représentent des secteurs clés pour ces démarches, notamment pour les services alimentaires, les fournitures médicales et les outils pédagogiques.
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Un parcours législatif vers les achats durables
L’engagement de la France pour la commande publique durable
La France s’est imposée comme un leader dans l’intégration de la durabilité dans la législation. Le pays a mis en œuvre plusieurs lois obligeant les acteurs publics et privés à adopter une politique d'achat responsable sur les plans environnemental et social.
- Le Plan National pour des Achats Durables (PNAD) 2022-2025 est un pilier de cette politique. Ce plan d'action vise à ce que 100 % des contrats de la commande publique notifiés d'ici 2025 intègrent au moins une considération écologique.
- La loi sur la transition énergétique pour la croissance verte (2015) a imposé aux organismes publics d’intégrer des critères de performance environnementale dans les contrats d'achat. La durabilité devient ainsi un critère d'évaluation fondamental.
- La loi AGEC (Anti-Gaspillage et Économie Circulaire, 2020) vise à lutter contre le gaspillage et à favoriser le recyclage. Elle exige que les contrats du secteur public privilégient les articles contenant des matériaux recyclés, la réduction des déchets et la réutilisabilité des biens achetés.
La loi AGEC encourage également une transition vers l'économie de la fonctionnalité (location plutôt que possession). Elle favorise ainsi l’utilisation circulaire des ressources.
Les directives de l’Union européenne sur les achats durables
Au niveau supranational, les directives européennes établissent les bases pour que les États membres intègrent des pratiques écologiques et éthiques.
La directive 2014/24/UE sur les marchés publics met l’accent sur l’évaluation des coûts du cycle de vie. Elle garantit que les biens ou prestations choisis prennent en compte les externalités environnementales.
Le Pacte Vert Européen (2019) met un accent supplémentaire sur la commande publique pour accélérer la transition de l’Europe vers la neutralité climatique. Les politiques d'achat dans le cadre du Pacte Vert encouragent le remplacement des biens à base de combustibles fossiles, l’intégration de mesures de sauvegarde de la biodiversité et l’ajout de critères de résilience climatique.
Accords et cadres mondiaux
À l’échelle mondiale, des cadres comme les Objectifs de Développement Durable (ODD) de l’ONU pour 2030 et l’Accord de Paris sur le Climat (2015) donnent des objectifs globaux intégrant la responsabilité environnementale et sociale. Par leur portée, ces accords inspirent les législations nationales. Ils encouragent notamment l’intégration d’attributs tels que la faible intensité carbone, l’équité au travail et l'approvisionnement éthique.
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FAQ : Achats Durables
Les entreprises qui s'engagent dans cette voie peuvent :
• Réduire leurs coûts à long terme grâce à l'économie circulaire et à des articles plus durables. Chez Carbo par exemple, on a opté pour des ordinateurs exclusivement de seconde main. Et ça ne passe pas inaperçu sur notre bilan carbone !
• Attirer et fidéliser des clients engagés, en devenant une marque écologique.
• Accéder à de nouveaux marchés (notamment les appels d’offres publics).
• Renforcer la résilience de leur chaîne d'approvisionnement.
Pour intégrer cette démarche, une entreprise peut :
1. Identifier les impacts environnementaux et sociaux de sa chaîne d'approvisionnement.
2. Établir des critères d'achat incluant des exigences environnementales et sociales claires.
3. Assurer la formation des équipes d'achat aux enjeux de durabilité et aux bonnes pratiques.
4. Collaborer avec des fournisseurs partageant des objectifs de développement durable.
Plusieurs outils sont à disposition :
• Analyse de Cycle de Vie (ACV) : Permet d’évaluer les impacts environnementaux d'un produit, de sa conception à sa fin de vie.
• Bilan carbone : Identifie les émissions de CO2 associées aux achats, notamment pour le Scope 3.
• Labels environnementaux : Aident à sélectionner des articles conformes à des standards de durabilité reconnus (ex. : Écolabel européen).
Les achats durables contribuent directement à réduire l'empreinte carbone des entreprises, notamment le Scope 3. Ces biens et services éco-conçus favorisent entre autres l'adoption d'une économie circulaire. Ils soutiennent des fournisseurs engagés dans des procédés à faible émission, alignant ainsi les entreprises avec les objectifs climatiques mondiaux.
Parlons KPIs. Le succès peut être mesuré à travers :
• La diminution des émissions de carbone sur le Scope 1, 2 et 3.
• Le pourcentage de commandes respectant les critères de durabilité définis.
• Les économies financières réalisées grâce à des actions d'économie circulaire.
• La satisfaction des parties prenantes, clients, employés et investisseurs, vis-à-vis des engagements RSE.
Est-ce que vous avez déjà entendu parler de l’effet rebond ? C’est l’idée que lorsque l’on est plus limité pour consommer un bien, un service ou une technologie, la consommation augmente. Par exemple, en passant du cheval au moteur thermique, on ne s’est pas contenté de se déplacer plus vite. Nos déplacements ont augmenté !
Chez Carbo, on ne prône pas le techno-solutionnisme, parce que l’on pense que quand une technologie est améliorée, ce n’est jamais au service de l’écologie.
💡Découvrez un autre aspect important de vos achats : le packaging des produits









