Sommaire

La démarche de responsabilité sociétale et environnementale (RSE) dans l’entreprise est le premier pas vers un avenir responsable. Plus que stratégique, elle désigne les mesures sociales, économiques et environnementales liées à l’activité d’une entreprise. Elle est donc étroitement liée au concept de développement durable. Découvrez ici les concepts et histoire de la RSE, les bonnes pratiques, des exemples concrets et comment déployer une stratégie dédiée scalable, quelle que soit votre structure.
La RSE des entreprises en quelques lignes !
1/ Société
2/ Environnement
3/ Économie
La responsabilité sociale des entreprises est une approche qui cherche à associer mesures sociales, réduction de l’impact environnemental et économique.
C'est un levier de performance stratégique et un avantage concurrentiel. Elle renforce votre marque employeur, fidélise vos parties prenantes, attire de nouveaux talents et facilite l'accès aux financements. Pour les organisations structurées, elle offre également un cadre de pilotage transverse et de gouvernance unifiée.
La RSE n'est pas obligatoire en soi, mais les obligations de reporting se renforcent progressivement selon la taille et le chiffre d'affaires. Il existe le BEGES pour les structures de plus de 500 salariés. La CSRD s'appliquent pour les entreprises dépassant certains seuils (1000+ salariés et 450M€ CA depuis décembre 2025). Les groupes multi-entités doivent intégrer l'ensemble de leur périmètre consolidé.
Commencez par réaliser un audit de votre activité. Identifiez vos principaux impacts et définissez des paramètres mesurables. Enfin, réalisez votre bilan carbone, puis élaborez un plan d'action progressif. L'accompagnement externe peut faciliter le démarrage.
RSE : définition et histoire du concept
Quel est son but ?
La responsabilité sociale des entreprises (RSE) cherche à associer mesures sociales et réduction de l’impact sur l'environnement et sur la santé économique de l'entreprise. Par exemple, en intégrant des critères de gouvernance et de communication responsable, et en optimisant leur consommation d’énergie.

La définition simple de la RSE
Les entreprises qui s’engagent cherchent à allier engagement social et environnemental tout en restant économiquement viables. Elles contribuent donc, par définition, aux enjeux de l’environnement et du développement durable.
Quels sont les 3 piliers ?
- Société : satisfaire les besoins en santé, éducation, habitat, emploi, prévention de l’exclusion, équité, intergénérationnelle
- Environnement : Préserver la diversité des espèces et les ressources naturelles et énergétiques
- Economie : Créer des richesses et améliorer les conditions de vie matérielles
Cela implique également d'intégrer des pratiques responsables dans l'activité quotidienne de l'organisation. Il faut aussi une gouvernance éthique et transparente et assurer la cohérence des engagements à tous les niveaux.

Quels sont les 7 principes de la RSE ?
Pour se faire, la norme ISO 26000, liée au concept, en droit, de développement durable prévoit 7 principes centraux :
- la gouvernance de l’organisation
- les droits de l’homme
- les relations et conditions de travail
- l’environnement
- la loyauté des pratiques
- les questions relatives aux consommateurs
- les communautés et le développement local.
Petite histoire de la RSE
Le concept de RSE apparaît dès les années 60 aux Etats-Unis. Dans son ouvrage “La responsabilité sociale du businessman” (1953), Howard Bowen est l’un des premiers à expliquer les bienfaits d’une stratégie RSE. Par exemple, si une entreprise augmente les salaires de ses employés. Alors, ceux-ci gagneront en pouvoir d’achat et participeront d’autant plus à la vie économique.
Ensuite, au cours des années 1970, le concept se fraie un chemin dans le grand public. C'est aussi le moment des premiers problèmes environnementaux et sociaux qui surgissent sur le plan international tels que la crise pétrolière ou le rapport Meadows sur la possibilité d’un monde fini. Le grand public commence alors à prendre conscience des conséquences de l’activité économique des entreprises peu importe le secteur dans lequel elles opèrent. Par conséquent, ils demandent une meilleure prise en compte de ces enjeux.
A la fin des années 1970, A.B. Caroll théorise donc les obligations des entreprises vis-à-vis de la société. Il les répartit en 4 types d’obligations suivant un classement par ordre pyramidal. A l’époque Caroll estime que le devoir économique et légal priment sur la responsabilité éthique et philanthropique de l’entreprise.
C’est dans les années 1990-2000, que le concept de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) prend vraiment de l’ampleur. Il s’impose alors au cœur des préoccupations des entreprises. Et c’est aussi à cette période qu’apparaissent les premières lois relatives au développement durable des entreprises. Des cabinets de conseil spécialisés en RSE émergent également.
🖐 En France le premier acteur du conseil en RSE, Utopies, a été créé en 1993.
Aujourd'hui, toutes les organisations doivent intégrer les enjeux sociaux et environnementaux. Cela s'applique quelle que soit leur taille ou leur complexité. De nombreuses solutions existent pour accompagner cette transformation. Des cabinets de conseil, consultants RSE internes ou externes, plateformes digitales adaptées aux besoins des structures locales comme des groupes multi-entités,… Le choix dépend de votre niveau de maturité, de votre périmètre organisationnel et de vos objectifs de déploiement.
Est-ce que la RSE est obligatoire pour toutes les entreprises ?
Dans le monde
Aujourd’hui, en droit, il n’existe pas de réglementation mondiale qui contraint les entreprises à se justifier en matière de RSE. A la place, il existe des normes ISO (International standard organization). Elles encadrent les bonnes pratiques et les critères du management social, de l’environnement voire de l’énergie. La référence en la matière est la norme ISO 26 000. Ses 7 grands principes ont été évoqués en début d’article. D’autres normes ISO guident les entreprises dans leur approche d’éco-responsabilité, par exemple :
- Norme ISO 90001 : guide sur le contrôle de la qualité;
- Norme ISO 14001 : guide du management environnemental;
En Europe
A l’échelle de l’Europe, c’est à partir de 2001 que ces enjeux trouvent leur place. L’UE établit une définition de la RSE dans son Livre Vert : “l'intégration volontaire des préoccupations sociales et écologiques des entreprises à leurs activités commerciales et leurs relations avec les parties prenantes.”
Le cadre légal européen s’est étoffé pour qu'elle devienne un devoir pour un certain nombre d’acteurs. Voici les mesures les plus impactantes :
- reporting ESG obligatoire pour les 6 000 plus grandes entreprises européennes;
- directive européenne sur les droits des actionnaires pour plus de transparence sur la rémunération des CEO des entreprises côtées en bourse;
- FLEGT qui réglemente le commerce du bois;
- Green Deal européen ou Pacte vert pour l’Europe qui vise la neutralité carbone des Etats membres d’ici 2050;
- La taxonomie verte européenne qui entend verdir la finance et flécher les investissements vers des activités plus vertueuses;
🖐 Connaissez-vous la CRSD ? Entrée en vigueur en janvier 2024, elle transforme le reporting extra-financier des entreprises européennes. Toutefois, en décembre 2025, un accord provisoire "Omnibus" a simplifié son application. Le seuil a été relevé à 1000 salariés et 450 millions d'euros de chiffre d'affaires.
En France
Comme en Europe, il n'existe pas de lois qui obligent toutes les organisations à s'engager dans une approche de durabilité. Cependant, de nombreuses lois imposent aux structures au-delà de certains seuils d'être transparentes sur les conséquences environnementales de leurs activités. Cela s'applique aussi au niveau sociétal.
En 2007 et 2010 (loi Grenelle I et II), le cadre législatif français s’empare de la thématique en incitant les entreprises à publier des reporting RSE. Ce reporting porte notamment sur les données extra-financières auprès du grand public et des autorités. L’article 225 loi Grenelle II de 2010, impose la publication, dans le rapport annuel des entreprises côtées en bourse, des conséquences sociétales et environnementales de leurs activités, ainsi que leur engagement social.
En 2015, la France signe la loi pour la transition énergétique et la croissance verte (loi TEE). Le texte prévoit une obligation de communication sur la prévention des risques climatiques. En 2017, une loi sur le devoir social des entreprises est adoptée (loi sur le devoir de vigilance). Les sociétés de plus de 5 000 salariés en France doivent s’assurer que leurs parties prenantes, fournisseurs et sous-traitants respectent les droits de l’Homme.
Depuis 2023, les sanctions pour non-conformité ont été considérablement renforcées. L'amende maximale pour non-réalisation du BEGES est passée de 1 500€ à 10 000€ (20 000€ en cas de récidive). De plus, depuis juin 2024 l'obtention d'aides publiques pour la transition écologique est conditionnée à la réalisation et à la publication du bilan GES.

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La loi PACTE
La dernière loi en date est la loi PACTE du 22 mai 2019. 3 mesures phares sont mis en place :
- L’objet social de toutes les sociétés doivent considérer les enjeux sociaux et environnementaux (article 1833 du Code civil)
- Les sociétés volontaires peuvent intégrer dans leur statut une raison d’être (article 1835 du Code civil)
- Le statut d’entreprise à mission est créé.

Mettre en place une stratégie RSE au sein de son entreprise
Démarrer sa stratégie RSE sur de bonnes bases
Réalisation d'un audit
Une entreprise qui effectue un audit environnemental s’assure de la conformité de ses pratiques. Ainsi, une analyse précise de ses activités et ses services est effectuée. Si nécessaire, un plan d’action correctif est proposé. Systématique et périodique, cette évaluation contrôle l'efficacité des équipements et des décisions prises, en faveur de l’environnement.
Evaluation périodique et systématique, documentée et objective de l'organisation, des systèmes de gestion et de la performance des équipements mis en place pour assurer la protection de l'environnement. »
Définition établit par le Conseil de 1993 (règlement CEE n°1836/93)
Définition des indicateurs RSE
Une stratégie RSE performante s'accompagne d'une définition précise d'objectifs et d'indicateurs RSE. Ils doivent être adaptés à votre niveau de maturité et à votre structure organisationnelle. Il est essentiel d'en définir des mesurables et pilotables pour suivre efficacement votre progression. En effet, ils aident à déterminer les potentiels axes d'amélioration. Les indicateurs, aussi appelés KPI (Key Performance Indicators) sont des données qui permettent de mesurer votre impact sur l'environnement et la société.
L’objectif défini doit être:
- clair et compréhensible,
- quantifié ou quantifiable pour être atteint,
- à la fois ambitieux tout en restant réaliste,
- temporellement défini
74% des français recommenderaient déjà une entreprise engagée en matière de RSE (CCI France). De plus, 68% consommeraient davantage ses produits ou services (CCI France). Ces chiffres illustrent l'importance croissante de ces enjeux aux yeux des consommateurs et appellent à l'action.ustifient l'investissement dans une démarche structurée avec des indicateurs mesurables.
Les critères ESG
Les critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) permettent d'évaluer la démarche RSE des entreprises. Au-delà de l’aspect économique, ces critères prennent en compte la dimension sociale, sociétale et environnementale des actions à impact menées par les entreprises. Ils ont une portée éthique et durable.
🖐 Ils concernent notamment les banques, assurances, sociétés de gestion dans le contexte de la loi pour la Transition énergétique et de croissance verte qui impose aux grandes entreprises de publier un reporting extra-financier.
Les structures qui intègrent les critères ESG dans leur démarche RSE augmentent leurs chances d’accéder à de nouveaux financements. En effet, ils sont au cœur du processus de labellisation des fonds d’Investissement Socialement Responsable (ISR).
Réalisation d'un bilan carbone entreprise
La réalisation du bilan carbone constitue une première étape nécessaire pour couvrir le volet environnement d’une stratégie RSE.
L'Agence de la Transition Écologique (ADEME) définit le Bilan Carbone® (ou Bilan GES réglementaire) comme un outil de diagnostic qui permet d’évaluer les émissions directes et indirectes de gaz à effet de serre générées par l’ensemble des activités d'une entreprise sur un temps et un périmètre donné. Ces émissions sont exprimées en dioxyde de carbone équivalent (CO2e).
En France, la réalisation du Bilan Carbone est obligatoire pour les structures de plus de 500 salariés (ou 250+ salariés dans les DOM) ; les collectivités territoriales de plus de 50 000 habitants et les établissements publics et services d'État de plus de 250 agents. Ces organisations ont l'obligation de calculer leurs émissions de GES directes (scope 1 et 2). On parle alors de Bilan GES obligatoire.
Avec l'entrée en vigueur de la directive CSRD, le bilan carbone complet (scopes 1, 2 et 3) devient progressivement obligatoire pour un nombre croissant d'organisations. Le calendrier d'application a toutefois été assoupli en décembre 2025 : les nouvelles obligations concernent principalement les entreprises de plus de 1000 employés avec un chiffre d'affaires supérieur à 450 millions d'euros.
Pourquoi réaliser un bilan carbone ?
⭐ Pour renforcer son image de marque
💪 Pour construire un avantage concurrentiel dans son secteur
👩⚖ Pour anticiper la loi
👨🎓 Pour booster sa marque employeur
💸 Pour accéder à de nouveaux financements
🎯 Pour piloter la performance environnementale de manière structurée
🏢 Pour harmoniser les pratiques au sein d'organisations multi-sites

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Le guide ultime pour démarrer ou consolider votre stratégie RSE.
Comment réaliser un Bilan Carbone Entreprise ?
- Choix du prestataire (cabinet RSE, consultant indépendant, logiciel bilan carbone…);
- Définition du périmètre organisationnel et opérationnel : identification des entités, sites, filiales à inclure dans le périmètre de consolidation;
- Collecte des données spécifiques à vos facteurs d’émissions;
- Etude des données: traduire les données collectées en émissions de CO2e;
- Structuration d'un plan de réduction adapté à votre structure et vos enjeux métiers.
Réalisation d'un rapport RSE
Le rapport RSE est un document périodique publié par une entreprise qui implique la communication sur « les implications sociales, environnementales, sociétales de ses activités ainsi que sur son mode de gouvernance » selon le ministère de la transition écologique. L'élaboration et la communication d’un rapport RSE sert ainsi à mesurer l'impact de votre organisation. Il constitue également un réel outil de pilotage stratégique et de gouvernance transverse. Pour les entreprises concernées par la CSRD, il convient désormais de produire un rapport de durabilité conforme aux exigences de la CSRD, structuré selon les normes ESRS et intégrant le principe de double matérialité.
Le rapport RSE permet de vous démarquer auprès de vos clients.
Les attentes sociétales des individus changent. En effet, elles sont de plus en plus prononcées en faveur de l’éthique, de l’environnement et du développement social et durable. Ainsi, la publication et communication de données chiffrées sur l’impact de votre activité permet une totale transparence sur vos pratiques. Elle constitue donc un avantage concurrentiel. De plus, cette approche renforce votre marque employeur. Par conséquent, elle fidélise vos clients et attire de nouveaux talents. Ces derniers étant de plus en plus soucieux de s’engager aux côtés d’entreprises engagées.
La construction d’un rapport RSE doit se faire de manière collaborative.
En effet, il est important d’inclure toutes les parties prenantes de votre entreprise afin de s’assurer de son efficacité. Pour les structures complexes, la structuration d'un réseau de référents RSE par direction, site ou filiale permet de garantir la fiabilité et l'exhaustivité des données remontées. Par exemple, au lieu de centraliser la collecte de données, impliquer chaque service peut constituer un gain de temps et garantir un rapport plus précis grâce à une meilleure connaissance de chacun des postes d’émissions concernant leur activité.
Il est également possible de faire appel à un prestataire RSE afin de vous accompagner. Ainsi, plus la procédure est rigoureuse, plus les entreprises ont de chances d’obtenir des certifications, labels et accréditations qui garantissent la concrétisation de vos actions.
Obtention d'un label RSE
Il est également possible d'obtenir le label RSE, gage de crédibilité et de reconnaissance pour les actions menées.
🖐 Il est envisageable d’intégrer ce label à votre rapport RSE.
La plateforme RSE de France Stratégie définit ce label comme « une attestation de garantie délivrée par une tierce partie qui caractérise la démarche RSE mise en œuvre par une entreprise au sens des lignes directrices ISO 26000 ».
Lequel choisir pour son entreprise ?
L’entreprise doit contacter l’organisme concerné qui indiquera les étapes à suivre afin d’obtenir la labellisation. En effet, la méthode varie en fonction du label choisi. Il en existe 3 types :
| Label | Sujets traités | Pour qui ? |
| RSE généraliste | L’ensemble des sujets RSE | Tout type d’organisations et d’entreprises |
| RSE sectoriel | L’ensemble des sujets RSE | Entreprises en fonction de leur secteur d’activité (BTP, finance, ESS, Industrie etc.) |
| RSE thématique | Un sujet RSE en particulier (QVT, gouvernance, respect du développement durable…) | Tout type d’organisations et d’entreprises |

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Quel référentiel RSE est fait pour vous ? 45 labels passés au crible
Stratégie RSE de l'entreprise : les actions qui marchent
Pilier environnemental
Calculer son empreinte carbone, c’est bien, la réduire c’est encore mieux.
Recycler ses déchets
Tout d'abord, vous pouvez suivre la fameuse règle des 5 “R”: refuser (les produits à usage unique), réduire, réutiliser, recycler et composter (rot en anglais).
🖐 L’étude l’Entreprises témoins » suivie par l’ADEME a démontré que le recyclage de ses déchets a permis à des entreprises d’économiser 1,5M€ par an.

Réduire sa consommation énergétique
L'objectif est de réduire la consommation d'énergie à l'échelle de l'entreprise, tout en préservant ses performances opérationnelles. Il peut être judicieux de réaliser un diagnostic de performance énergétique de vos locaux – site par site pour les structures multi-implantations – afin de mieux les isoler et de mutualiser les bonnes pratiques de réduction énergétique.
Instaurer le télétravail et optimiser la mobilité
On ne vous apprend rien, les transports ont une forte empreinte carbone. Il est donc important de limiter les déplacements de vos collaborateurs. La mise en oeuvre de quelques jours de télétravail (par exemple 2 par semaine) en est un bon exemple. Pour les structures multi-sites, la révision des déplacements inter-sites et l'établissement de visioconférences sont également des leviers d'action efficaces.
Opter pour un moyen de transport vert
Il est possible de réduire vos émissions de CO2 tout en maintenant vos déplacements grâce aux moyens de transports verts ! Pour cela vous pouvez instaurer un plan de mobilité (PDM), déployable à l'échelle de chaque site ou de manière centralisée pour harmoniser les pratiques.
Opter pour une alimentation durable
On sous-estime souvent l'importance de la restauration dans le bilan carbone des organisations. Que vous gériez un ou plusieurs restaurants d'entreprise, il est recommandé de privilégier les circuits courts, les produits locaux, bio et de saison. Accompagnez vos collaborateurs vers des pratiques responsables (apport de repas maison, vaisselle réutilisable).
Réduire votre empreinte numérique
Le numérique représente entre 3 et 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (selon les études ADEME-Arcep de janvier 2025) et environ 4% de l'empreinte carbone nationale française. L'impact environnemental du numérique continue de croître avec l'essor de l'intelligence artificielle, qui augmente drastiquement la consommation énergétique des data centers. Un entraînement complet de certains modèles d'IA peut générer des émissions équivalentes à plusieurs centaines de vols transatlantiques. De l'achat d'équipements reconditionnés plutôt que neufs, au passage à un hébergeur vert en passant par le tri de vos mails, il existe un certain nombre de mesures permettant de réduire l'empreinte numérique de votre activité. Pour les structures disposant de parcs informatiques importants ou multi-sites, la centralisation de la stratégie d'achat IT et la standardisation des pratiques numériques responsables amplifient significativement les gains.
Pilier social
La Qualité de Vie au travail (QVT) est une approche visant à concilier l’amélioration des conditions des employés et la performance globale de l’entreprise.
La loi Rebsamen de 2015 et l’ANI de 2013 sur la QVT oblige les entreprises de plus de 50 employés à négocier la qualité de vie au travail annuellement.
C’est à chaque entreprise de s’approprier la démarche et de construire sa propre définition. Il existe cependant 4 principes fondateurs de la QVT :

🖐 D’après une étude de Wright en 2010, le bien-être des salariés serait à l’origine de plus de 25% des variations de performance entre employés.
L’égalité professionnelle
Les conditions d’employabilité comme de rémunérations, de promotion ou encore de licenciement reposent obligatoirement sur des critères professionnels et non sur le sexe, l’origine ou la situation du salarié. Tout candidat ou salarié est protégé contre les discriminations.
Les conditions de travail : elles sont encadrées par la loi. Le rôle de l’entreprise est ici de sécuriser le lieu du travail. Cette mesure nécessite un rythme de travail soutenable, des locaux respectant les normes d’hygiène et du matériel de bonne qualité afin de ne pas porter atteinte à la santé de ses salariés. Pour les organisations multi-sites, l'harmonisation des standards de sécurité et de conditions de travail à l'échelle du groupe garantit l'équité de traitement.
La capacité d'expression et d'action : la liberté d’expression et d’action est nécessaire au bien être des employés. Le management participatif est ainsi une solution afin de prendre en compte leur point de vue et donner du sens à leurs actions. Ainsi, en offrant un pouvoir de proposition à ses salariés, l’entreprise implique toute la structure autour de ses valeurs. Ceci tend à favoriser une meilleure efficacité des parties prenantes ainsi qu’un meilleur climat d'entente.
La quête de sens : la QVT nécessite que les employés trouvent du sens à leurs actions. Pour ce faire, les collaborateurs doivent connaître les valeurs et la philosophie de l’entreprise. De plus, la valorisation de leurs actions permet aux salariés de prendre conscience de leur utilité. Par conséquent, cela contribue à améliorer leurs performances.
Le pilier sociétal
Le Mécénat de compétences
Le Mécénat de Compétences consiste à mettre à disposition des employés sur leur temps de travail au profit d’actions d'intérêt général. Toutes compétences peuvent être mises à profit. Il s’agit en général de dispositif que l’association n’a pas les moyens de financer. Il prolonge la démarche de progression environnementale, sociale et économique en donnant un nouveau sens aux missions de l'organisation.
🖐 En France, d’après l'Ifop, 54% des grandes entreprises pratiquent aujourd’hui le mécénat de compétence. L’élan de solidarité qui a émergé suite à la crise du COVID-19 et le besoin d’aide croissant des associations expliquent ce chiffre.
Se faire accompagner dans sa stratégie RSE
Il est recommandé de structurer son pilotage au sein de votre structure. Selon votre taille, cela peut prendre la forme d'un référent dédié, d'une équipe spécialisée en interne, ou d'un réseau de correspondants répartis par direction métier, site ou filiale. Cependant, il est important de notifier que la problématique doit être considérée par tous. Il est ainsi conseillé d’impliquer tous les collaborateurs de l’entreprise et notamment les responsables de chaque service (DAF, CMO, CTO…).
🖐 Vous pouvez par exemple faire un point mensuel concernant les indicateurs RSE avec votre équipe et un point formation pour les nouveaux salariés.

Solutions d'accompagnement adaptées à toutes les structures
De nombreuses solutions s'offrent à vous, quelle que soit la taille ou la complexité de votre structure.
Les cabinets de conseil spécialisés
Un certain nombre de cabinets de conseil proposent aujourd’hui des prestations sur mesure que vous soyez dans le secteur de l'industrie, des services, du commerce, ou autres. Ils peuvent être utiles grâce à leur expertise dans la structuration de votre politique RSE. Par ailleurs, il existe de plus en plus de cabinets de conseil qui proposent de calculer vos émissions CO2e.
Les consultants RSE
Ils fournissent des services d'expertise en matière d'environnement et de développement durable. Indépendant et flexible, le consultant RSE s'adapte facilement à vos besoins.
Les plateformes digitales et outils de pilotage
Les outils de pilotage ou calculateurs CO2 vous aident à mesurer et piloter votre performance RSE en réalisant des rapports adaptés à votre périmètre organisationnel. Ils présentent l'avantage d'automatiser la collecte de données et le suivi dans le temps, y compris pour les structures multi-sites ou multi-entités. Leur scalabilité permet d'accompagner votre croissance et l'évolution de vos besoins. Par conséquent, vous pouvez par exemple utiliser Zei, Vendredi ou Carbo.
Vendredi est une plateforme qui permet aux entreprises de créer de l'engagement autour de leur investissement RSE. Elle leur permet de partager leurs besoins et d’engager des associations, des volontaires ou d’autres entreprises en bénévolat ou en mécénat de compétences.
Zei est une solution digitale qui accompagne les structures professionnelles dans l'instauration de leur politique RSE grâce à la définition d’un plan d’actions en accord avec leurs enjeux et valeurs.
Carbo est une solution en ligne qui accompagne les structures de toutes tailles – des équipes locales aux groupes multi-entités – dans la maîtrise de leur bilan carbone et leur engagement en faveur du développement durable. La plateforme s'adapte à la complexité de votre structure et permet un pilotage consolidé ou décentralisé selon vos besoins.
Un outil public gratuit
Le nouveau Portail RSE du gouvernement français permet de partager publiquement et d'assurer donc la communication de vos indicateurs ESG. Elle permet de récolter des informations sur les entreprises ayant publié leurs données.

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Exemples d’entreprises engagées dans une démarche RSE
RSE : L’exemple Carrefour qui s’engage dans une politique globale de transition alimentaire
Objectif: devenir le leader mondial de la transition alimentaire pour tous
Comment ?
Le groupe Carrefour s’est démarqué ces dernières années en enregistrant des résultats élevés en matière de RSE. Celui-ci a articulé son approche autour des thématiques suivantes : l’éco-responsabilité de l’approvisionnement des produits, l’activité des magasins et la logistique, la perception et la satisfaction des clients ainsi que l’engagement envers son collectif de travail.
Par conséquent, les objectifs du groupe en matière de RSE sont alignés aux objectifs de développement durable de l’ONU. Ainsi, en septembre 2018, le groupe a publié Act for Food, une charte rassemblant l’ensemble des mesures du groupe visant à améliorer la qualité des produits Carrefour et à encourager l’agriculture biologique. Ainsi, ces mesures concernent:
- La réduction du gaspillage alimentaire: en 2015, 350 produits Carrefour ont vu leur Date Limite de Consommation (DLC) allongée ou supprimée;
- La réduction des emballages: Carrefour prévoit que 100% de ses emballages soient recyclables ou réutilisables pour 2025. Cette mesure passe notamment par le choix de matériaux plus respectueux de l’environnement;
- La transparence et la traçabilité des produits Carrefour;
- La lutte contre la déforestation;
- L’attention portée à la pêche durable: Depuis 2020, plus de 50% des poissons vendus par Carrefour sont issus de la pêche durable.
Résultat: Depuis 2017, Carrefour fait partie des entreprises les plus performantes du Dow Jones sustainability index World (DJSI). Ainsi, cette distinction positionne le Groupe parmi les cinq premiers distributeurs mondiaux en matière de RSE.
Engagement RSE: l’exemple IZIPIZI qui réduit drastiquement son impact carbone
Objectif: IZIPIZI s'est concentrée autour de 3 ambitions majeures :
- Réduire son empreinte carbone de 50% d’ici 2023;
- Proposer 30% de produits biosourcés d’ici 2023;
- Renforcer son engagement social
Comment ?
En 2020, IZIPIZI a réalisé son premier bilan carbone auprès d'Utopies, qui lui a permis de définir ses objectifs. En 2021, l'entreprise a approfondi sa démarche responsable en optant pour l'outil Carbo afin de suivre l'évolution de son empreinte carbone dans le temps et de piloter sa trajectoire de réduction.
Par conséquent, IZIPIZI a instauré un plan d’action portant sur l’adoption de modes de production, de transport, de communication et de vente plus respectueux de l’environnement suivant des jalons précis. Par exemple, par l'instauration de stocks de sécurité, de la répartition des approvisionnements et de la régionalisation de ses centres de stockage, l’entreprise entend totalement arrêter les approvisionnements aériens polluants. IZIPIZI révise également ses outils de production afin de réduire la perte de matière. Par ailleurs, depuis 2022, tous les nouveaux modèles sont biosourcés. De plus, elle entend encourager ses partenaires à utiliser des énergies vertes.
Le mot de la fin
Une stratégie RSE se structure en plusieurs étapes : audit organisationnel, définition d'indicateurs de pilotage adaptés à votre périmètre, mesure du bilan carbone, et publication d'un rapport RSE. Pour les structures en croissance ou multi-entités, l'enjeu réside dans la capacité à déployer ces pratiques de manière harmonisée tout en tenant compte des spécificités locales.
Cette dernière, est réalisable auprès de Carbo et sa solution web qui s'adapte à vos risques et contraintes !








