Sommaire

🖐 En bref !
La RSE ou Responsabilité Sociétale des Entreprises permet aux organisations d'intégrer des préoccupations sociales et écologiques à leur stratégie d'entreprise. Elle est encadrée par la norme ISO 26000 et repose sur 7 piliers distincts ! Découvrez tout ce que vous devez savoir pour vous lancer avec Carbo!
FAQ : Tout savoir sur la RSE
On parle de Responsabilité Sociétale. C'est un processus, cadré par la commission européenne et par la norme ISO 26000, qui consiste à intégrer des sujet sur le social ou l'environnement à la stratégie commerciales et dans les relations avec les différentes parties prenantes (investisseurs, salariés, fournisseurs, etc…).
Par essence, elle repose sur 3 axes : économique, humain et écologique. Chacun de ces domaines se décline ensuite en de nombreux champs d'actions, que l'entreprise va structurer afin de bâtir une vision claire et efficace sur le moyen et long terme.
1- Obligation de rendre compte
2- Transparence
3- Comportement éthique
4- Respect des intérêts des parties prenantes
5- Respect du principe de laïcité
6- Respect des normes internationales de comportement
7- Respect des droits de l'Homme
Elle a un rôle essentiel : faire en sorte que les entreprises intègrent les préoccupations sociales et écologiques dans leur vision globale. Autrement dit ? C'est une incitation positive, ensuite incarnée à tous les échelons.
RSE : ces fameuses 3 petites lettres dont on entend tant parler mais que peu connaissent vraiment.
Mais concrètement, que se cache-t-il derrière ? Quels sont les engagements liés à ce processus ? L'idée est simple. Il s'agit d'intégrer les dimensions humaines et écologiques aux activités commerciales des entreprises. En gros, ne pas se soucier simplement du business, mais aussi des répercussions de celui-ci sur ce qui gravite autour, comme la planète. Oui, il s'agit de faire mieux. Penser les choses dans leur globalité.
Et le concept a évolué à taton avant de devenir un véritable phénomène de société. Dans cet article, on vous explique tout ce qu'il faut savoir sur le sujet (présentation, cadre légal, avantages, étapes, piliers, communication, etc.) Devenez incollable.

C'est quoi la RSE ?
La vision de la commission européenne
Commençons par les bases.
Depuis l'apparition du concept il y a quelques dizaines d'années, les contours de cette vision ont largement évolué. Il existe maintenant une formulation officielle, validée par la Commission Européenne.
Il s'agit de "l'intégration volontaire par les organisations de préoccupations sociales et écologiques à leurs activités commerciales et leurs relations avec les parties prenantes."
En d'autres mots ? Lorsqu'une organisation s'engage, elle veut assumer une obligation et avoir un effet positif sur la société et en matière d'écologie. Plus concrètement, cela implique d'aligner les intérêts commerciaux avec les enjeux du développement durable. On parle aussi des ODD (Objectifs de Développement Durables). Ces derniers sont définis directement par l'ONU et reposent sur 17 leviers.

La norme ISO 26000
Voilà pour la présentation du concept.
Regardons maintenant la partie légale et les implications réelles. Le cadre est défini par la norme ISO 26000. Celle-ci est le résultat d'un travail de plus de 5 ans, en collaboration avec 99 pays (dont la France). C'est donc un référentiel à l'échelle mondiale et avec une vision globale.
Cette norme analyse, décrit et décortique tous les effets des activités, quels que soient la taille et le secteur. Pour chaque enjeu, elle liste des actions qui peuvent être déployées afin de concrétiser les engagements.

Voilà les 7 questions centrales :
- Gouvernance
- Les droits de l’homme
- Les relations et conditions de travail
- L'écologie
- La loyauté des pratiques
- Les questions relatives aux consommateurs
- Les communautés et le développement local

💡 Bon à savoir : Ces 7 axes de réflexion se déclinent ensuite en 34 domaines d'action. C'est un peu comme un guide IKEA, une notice d'utilisation des choses à faire pour agir efficacement (la vis manquante en moins à la fin).

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Quel est le but de la RSE ?
Vous connaissez la présentation, le concept et les grandes lignes.
Maintenant, une question phare : pourquoi engager son entreprise dans ce type d'approche sociale et écologique ? Pourquoi ajouter ces dimensions dans les enjeux pris en compte ? Cela peut paraître évident, mais il y a quelques autres points que l'on voulait souligner, en dehors du développement durable. 4 éléments principaux à retenir :
- Rassurer les parties prenantes : L'idée est à la fois de dire ce en quoi on croit mais aussi et surtout d'agir en fonction. C'est une approche rassurante et professionnelle qui peut conforter de nombreux partenaires dans le fait de collaborer avec vous (investisseurs, fournisseurs, prestataires, etc…).

- Renforcer la marque employeur : On le sait, les candidats sont de plus en plus sensibles aux engagements des structures qu'ils vont rejoindre. Rejoindre un projet qui a du sens, qui est aligné avec leurs valeurs personnelles. Un processus RSE clair et ambitieux est une façon de poser de bonnes bases et de montrer à vos futures recrues l'avenir que vous allez construire ensemble.

- Engager les collaborateurs : On touche ici à la fierté d'appartenance, au sens, à la confiance. Les salariés auront d'autant plus envie de vous aider dans votre processus écologique et humain si vous les impliquez, leur expliquez votre vision, ce que vous allez déployer. Ils ne seront pas seulement spectateurs, mais surtout acteurs.

- Respecter la loi : Oui, tout simplement. Dans certains cas, le déploiement est devenu une obligation légale. Se conformer à cette contrainte sociétale et écologique est donc une façon de rester en bons termes avec la loi, et d'éviter les éventuelles sanctions (amendes, etc.)
Quels sont les trois piliers de la RSE ?
Il est temps de passer à l'action. Regardons les axes et les chantiers à lancer.
1. La dimension économique
Il s’agit en premier lieu de pérenniser l’activité. Mais encore ? 👇
Vous l'aurez probablement deviné, une politique RSE implique des engagements économiques (en termes de coûts, mais aussi d'investissement de temps humain). Dans de nombreux cas, c'est aussi un processus qui implique de repenser certains pans de l'organisation, ajuster le business model, corriger certaines opérations. Cela implique donc une dimension économique essentielle. Plus que simplement bouleverser la structure, elle vient soutenir celle-ci et l'aider à penser les choses de manière plus efficace sur le long terme (réaliser des économies, optimiser le fonctionnement, gagner en pertinence, etc.)
🖐 Ce qu’il faut retenir : Ce qu'il faut retenir : Cela permet une meilleure anticipation des risques, l'optimisation des opérations, la diminution des coûts sur le moyen ou long terme. C'est un processus d'amélioration continue ou toutes les parties prenantes sont gagnantes 😉
2. Les enjeux liés à l’humain (aka les enjeux sociaux)
L’idée est de prendre soin de toutes les parties prenantes. Autrement dit ? 👇
C'est la dimension humaine. Le processus consiste alors à valoriser chaque personne liée à l'activité et à encourager un dialogue positif et constructif. Cela passe par différents types d'action comme par exemple :
- Conditions de travail (bureau, horaires, contrats, etc…)
- Actions pour le bien-être et la motivation des salariés (avantages en nature, prime mobilité douce, prime d'intéressement, CE, formations, etc…)
- Politique managériale (suivi de l'avancée de chacun, évolution de carrière, reconnaissance du travail, charte d'égalité et de non-discrimination, etc…).
🖐 Ce qu’il faut retenir : La RSE vise à favoriser l’épanouissement et la responsabilité de chacun envers le développement durable et l'environnement, dans les entreprises. Et de nombreuses études le prouvent, des équipes heureuses produisent un meilleur travail.
3. La préservation de la planète
L'objectif est de sécuriser les revenus de l'entreprise tout en préservant la planète. Et plus concrètement ? 👇
L'approche est ici d'élargir la vision écologique. On ne se concentre plus seulement sur les activités, les résultats, mais on regarde également ce qui nous entoure. Oui, les activités sont intimement liées à l'état du climat et de notre planète, alors autant en prendre soin et générer de l'investissement. Pour cela, on agit en 2 étapes :
- Identifier les principaux effets (émissions de gaz à effet de serre, consommation de ressources, production de déchets, pollutions...)
- Cadrer un programme d'action pour diminuer son empreinte et évaluer les progrès au fur et à mesure. Ce programme est ajusté selon les avancées, afin d'aller toujours plus loin.
🖐 Ce qu’il faut retenir : La RSE a l’ambition de construire un futur ou l’entreprise avance en harmonie avec les éléments qui l’entourent. Mieux, elle connaît son écosystème et y contribue de manière positive. Un cercle vertueux en somme.

Est-ce-que la RSE est obligatoire ?
La France a peu à peu créé un cadre législatif afin de réglementer efficacement ce sujet et éviter l'éventuel greenwashing qui touche au développement durable.
Tout a commencé avec la loi PACTE le 22 mai 2019.
Voici quelques mesures phares :
- Article 1833 du Code civil : Ce dernier a été corrigé pour que l'objet juridique de toutes les structures intègre la considération des enjeux sociaux et écologiques. En d'autres mots ? Inciter chaque structure à intégrer légalement la dimension d'effet dans ses statuts.
- Article 1835 du Code civil : Il a été ajusté de façon à reconnaître la possibilité aux structures qui le souhaitent de se doter d'une raison d'être dans leurs statuts.
- L’apparition du statut d’entreprise à mission : C'est le cran au-dessus. Ici, les objectifs sont alignés et indexés sur le processus RSE. Souvent, la rémunération des dirigeants est également dépendante des progrès réalisés. Une façon d'intégrer concrètement le sujet à tous les échelons. La validation de cette approche est validée par une certification.

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Quelles étapes pour déployer efficacement la RSE ?
Il est temps de passer à l'action. Voilà 5 étapes clés pour avancer.
En amont:
- Désigner un chef de projet : Pour bâtir une vision efficace, il est important d'identifier un leader sur le sujet. Il s'agit d'une personne, qui peut être en interne mais aussi recruté spécialement, qui va piloter l'ensemble du projet. Au besoin et selon la taille, elle pourra recruter et/ou former une équipe dédiée afin de mener le projet de manière cohérente et efficace.
- Faire un diagnostic : C'est une étape essentielle pour démarrer sur de bonnes bases. L'idée est de faire un bilan à date de la situation, de son empreinte, repérer les axes d'amélioration, concevoir un programme d'action.
- Impliquer et sensibiliser les parties prenantes : Cela peut être aussi bien les salariés, les investisseurs, les fournisseurs ou les partenaires. Il s'agit pour l'équipe d'impliquer chaque personne, dans une logique collaborative. Pour que cette vision fonctionne, il y a une étape d'explication, sensibilisation, afin que chaque partie prenante comprenne les tenants et aboutissants et surtout son rôle potentiel.
- Désigner un responsable RSE : Pour mettre en place une stratégie efficace, il est important d’identifier un leader sur le sujet. Il s’agit d’une personne, qui peut être en interne mais aussi recruté spécialement pour le sujet, qui va piloter l’ensemble du projet et de la stratégie. Au besoin et selon la taille de l’entreprise, elle pourra recruter et/ou former une équipe dédiée afin de mener le projet de manière cohérente et efficace.

En aval:
- Assurer un suivi : C'est la partie chiffre. Une fois les actions lancées, il convient de suivre et piloter les progrès. Cela permet ainsi de s'assurer que l'on aille dans la bonne direction et que l'on avance vers les objectifs fixés.
- Valoriser son action : Cette étape est souvent la plus délicate, celle qui se positionne rapidement à la frontière avec le greenwashing. Pour être efficace et pertinente, elle doit intervenir une fois les actions réellement engagées et les premiers progrès évalués. Il s'agit de communiquer aux parties prenantes les avancées du projet (qu'elles soient positives ou négatives). Ces dernières peuvent prendre plusieurs formes : un rapport annuel (à la façon d'un bilan), des infographies, une conférence, etc… Cela permet à chaque personne liée à l'activité de voir les effets de leurs actions au quotidien.
💡 Bon à savoir : Le sujet est également largement utilisé afin de valoriser l'image et la marque employeur auprès du grand public. Campagnes médias, publicités à la télévision, affichage dans le métro, etc… C'est notamment le cas pour les grands groupes.
Qui est concerné par la RSE et sa définition ?
Bonne question ! La réponse est simple : toute les entreprises :
- Pas de contrainte de taille.
- Ni de contrainte de forme juridique.
- Et pas de contrainte liée au secteur d'activité.
- Oui, toute société peut engager une politique RSE.
C'est d'ailleurs hautement recommandé, voire obligatoire. L'effet sera bien évidemment différent selon l'ampleur de la structure et de ses moyens, mais ce qui compte c'est que chacun fasse sa part et engage une vision durable d'un point de vue humain et écologique. La fameuse histoire du colibris.
💡 Envie d'aller plus loin ? Découvrez le guide complet de la RSE.
Explications:
- Depuis la loi Pacte, toutes les structures françaises se doivent d'intégrer les enjeux écologiques et humains dans la gestion de leurs opérations. Il est possible de pousser le curseur en devenant ce que l'on appelle une structure à mission. L'idée ? Inscrire une raison d'être avec des objectifs humains et écologiques directement notés dans les statuts. Cela permet ainsi de garder un cap efficace.
- Les grands groupes et structures cotés en bourse ont quant à eux des obligations complémentaires de reporting, qui diffèrent selon les secteurs (reporting ESG aussi appelé Déclaration de performance extra-financière, vision de surveillance pour prévenir les risques dans l'ensemble des opérations, etc…).
- Les PME et fournisseurs privilégiés des grands groupes sont directement impactés par ces évolutions. Les appels d'offre intègrent de plus en plus la dimension d'empreinte, et ces derniers doivent donc ainsi se plier aux nouvelles exigences.
En conclusion
Ce qu'il faut retenir c'est que l'engagement en matière d'effet humain et écologique s'exerce non seulement en interne mais aussi en externe. Il faut ainsi évaluer son empreinte sur l'ensemble de sa sphère d'influence et sur l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement (de l'extraction des matières premières jusqu'à la fin de vie et la potentielle recyclabilité des produits commercialisés).








