Sommaire

Sommaire
- Que retenir de la méthode Bilan Carbone® en bref ?
- Qu'est-ce que la méthode Bilan Carbone® ?
- Quelles sont les 5 étapes d'un bilan carbone ?
- Pourquoi faire confiance à la méthode Bilan Carbone® ?
- Foire aux questions
Il existe aujourd'hui plusieurs méthodologies pour prendre en compte les flux de CO2 d'un territoire ou d'une organisation, quel que soit son secteur d'activité. Pour réaliser un bilan GES (bilan des émissions de gaz à effet de serre) réglementaire ou complet, deux standards se distinguent : la méthode Bilan Carbone® initiée par l'ADEME (en France) et le cadre défini par le GHG Protocol (à l'échelle internationale).
Que retenir de la méthode Bilan Carbone® en bref ?
Qu'est-ce que la méthode Bilan Carbone® et d'où vient-elle ? Elle a été développée entre 2000 et 2004 par Jean-Marc Jancovici. Officialisée en 2004, elle permet d'estimer les émissions directes et indirectes de gaz à effet de serre de toute structure. En 2011, l'ADEME l'a transmise à l'Association pour la transition Bas Carbone (ABC) pour favoriser son développement. En juin 2025, l'ABC a fusionné avec l'APCC pour créer une structure unifiée qui regroupe plus de 1 300 organisations.
Quels sont les 3 scopes pris en compte dans un bilan carbone ? Les émissions sont réparties en trois scopes :
1. Le premier correspond aux émissions directes (véhicules de l'organisation, chauffage).
2. Le deuxième regroupe les émissions indirectes liées à l'énergie (consommation d'électricité).
3. Le troisième concerne les autres émissions indirectes (matières premières, achats, transports).
Depuis le 1er janvier 2023, le scope 3 est inclus dans le BEGES réglementaire pour ses émissions indirectes significatives.
Qu'est-ce que la méthode Bilan Carbone® ?
Comment est né le bilan carbone ?
Avant que la méthode Bilan Carbone® ne devienne une marque déposée, les entreprises ne disposaient pas de consignes claires pour estimer leur impact sur le changement climatique.
Entre mi-2000 et fin 2003, une équipe menée par l'ingénieur-chercheur Jean-Marc Jancovici a mis au point une méthodologie qui estime à la fois les émissions directes et les émissions indirectes de gaz à effet de serre de toute structure industrielle ou tertiaire.

Cette mission est menée pour le compte de l'Agence de la transition écologique, créée en 1991, et de la Mission interministérielle de l'effet de serre, créée en 1992. Son objectif : donner à toutes les entreprises un outil de mesure qui leur permette d'identifier leurs marges de manœuvre, de savoir où elles se situent et d'agir en conséquence. La méthode est conçue pour s'appliquer aux entreprises de tous les secteurs.
Quand la méthode Bilan Carbone® est-elle officialisée ?
L'année 2004 marque l'avènement officiel de la méthode Bilan Carbone®. Depuis, de plus en plus d'organisations l'ont adoptée. La réglementation a suivi avec l'article 75 de la loi Grenelle II, qui généralise les bilans GES. Le paysage réglementaire s'est ensuite enrichi avec la directive CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) et ses évolutions : la directive Omnibus, adoptée en décembre 2025, relève les seuils du reporting obligatoire à 1 000 salariés et 450 millions d'euros de chiffre d'affaires, ce qui exclut environ 80 % des entreprises initialement visées.
En 2011, face à ce succès, l'ADEME a transmis le Bilan Carbone® à une structure entièrement dédiée pour favoriser son développement et sa diffusion : l'Association pour la transition Bas Carbone (ancienne Association Bilan Carbone), qui a depuis enrichi la méthodologie. Le 30 juin 2025, l'ABC a fusionné avec l'Association des professionnels en conseil climat (APCC). La structure unifiée regroupe plus de 1 300 organisations engagées pour le climat et réunit la communauté des professionnels du conseil climat.
Comment fonctionne la méthodologie Bilan Carbone® ?
La méthode bilan carbone ADEME repose sur des facteurs d'émission qui convertissent les données d'une organisation en tonnes de CO2 équivalent. Pour mesurer les gaz à effet de serre (GES) définis par le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), l'ADEME utilise un code de calcul fondé sur des facteurs d'émission physiques ou monétaires. La méthode couvre l'ensemble des gaz à effet de serre définis par le GIEC, et une déclinaison a été développée à l'échelle des territoires et de leurs collectivités.
La méthode Bilan Carbone® est l'un des référentiels utilisés pour réaliser un bilan carbone, aux côtés du GHG Protocol et de l'ISO 14064.

La méthode Bilan Carbone® de l'Agence de la transition écologique propose une évaluation globale des émissions de gaz à effet de serre, qu'elles soient directes ou indirectes. Elle inclut donc les scopes 1, 2 et 3.
Pour rappel, le scope 1 comptabilise les GES émis directement par l'entreprise (par exemple ceux de ses véhicules ou de son chauffage). Le scope 2 correspond aux émissions indirectes liées à l'énergie (par exemple la consommation d'électricité). Enfin, le scope 3 désigne les émissions indirectes restantes (par exemple l'empreinte carbone des matières premières utilisées, ou l'achat de produits électroniques et de mobilier de bureau). Plus l'estimation de votre empreinte carbone gagne en précision, plus vos actions auront d'impact.
Dès que c'est possible, on estime une émission de CO₂ à partir de facteurs physiques, c'est-à-dire de la quantité de CO2 émise par unité consommée. Uniquement lorsque les quantités de produits sont inconnues, on peut estimer l'empreinte CO2 d'un produit ou d'un service à partir de son prix, grâce à un facteur monétaire. Cette estimation est toutefois moins précise que celle fondée sur des facteurs physiques.
Quelles sont les 5 étapes d'un bilan carbone ?
La démarche commence par le choix d'une formule d'accompagnement, puis comprend les étapes suivantes :
- entamer la récolte de données ;
- définir son cadre ;
- collecter et exploiter les données ;
- définir et mettre en place le plan d'actions ;
- restituer et communiquer sur sa démarche.
Le détail de chaque étape est publié par l'ABC ; l'essentiel est synthétisé ici.
1/ Comment choisir la formule d'accompagnement de votre bilan carbone ?
Réaliser un Bilan Carbone conforme est une procédure structurée qui demande de la rigueur. Selon l'ampleur et la nature de vos objectifs, vous évaluerez s'il vaut mieux mener la démarche en interne ou l'externaliser : c'est la première étape.
Comment piloter le bilan carbone en interne ?
Pour aborder ce chantier, il vous est conseillé de nommer un ou une porteuse de projet dédiée qui pilotera l'organisation. Ce pilote constitue ensuite une équipe pour l'épauler. Il en aura besoin !
Mettez ensuite au clair vos attentes chiffrées et vos motivations. Ce sont vos ambitions qui orienteront vos indicateurs de réussite.
Mener la procédure en interne est une option envisageable pour les ETI (entreprises de taille intermédiaire), les entreprises de plus de 500 salariés, les structures multi-entités et les grands groupes. Ces structures sont soumises au bilan carbone obligatoire, qui demande la création d'un département ou d'un pôle dédié. Pour les TPE et PME, en revanche, cette approche est plus complexe à mettre en œuvre en raison de leurs ressources limitées.

Faut-il confier son bilan carbone à un prestataire externe ?
Vous pouvez aussi externaliser sa réalisation auprès d'un cabinet spécialisé, à condition de bien choisir un prestataire de bilan carbone. Les petites structures privilégient souvent cette formule, car elles cherchent un résultat précis à moindre coût.
De nombreux cabinets se sont spécialisés dans la méthode Bilan Carbone pour réaliser un calcul de CO2 ou structurer la stratégie bas carbone de leurs clients au moyen de recommandations et d'outils.
L'accompagnement fourni est souvent de qualité. Les trajectoires de décarbonation et les méthodes de quantification peuvent néanmoins manquer de flexibilité. S'y ajoute le coût de la prestation, souvent élevé lorsqu'il s'agit d'un cabinet de conseil.
Pourquoi utiliser un logiciel de bilan carbone ?
De plus en plus d'éditeurs français proposent un logiciel de bilan carbone inspiré de la méthode Bilan Carbone®. Ces outils s'adaptent aux besoins, et donc aux budgets, de toutes les entreprises, des TPE aux structures multi-entités, ce qui rend l'exercice beaucoup plus accessible.
Carbo est l'un d'eux. Son outil prend en compte l'ensemble des flux directs et indirects liés à l'activité de votre entreprise. Carbo appuie ses évaluations sur la méthodologie Bilan Carbone® et suit en complément les directives du GHG Protocol pour les émissions indirectes du scope 3 ; les émissions de CO₂e prises en compte dans le calcul de la Synthèse Carbone sont issues du GHG Protocol et de la norme ISO 14064. La plateforme rassemble plus de 100 000 facteurs d'émission, issus notamment de la Base Empreinte / Base Carbone de l'ADEME et d'Ecoinvent v3.9.
Pour les groupes internationaux, les facteurs d'émission sont ajustés selon le pays de chaque filiale, à partir de bases comme celles de l'Agence internationale de l'énergie (IEA) et du ministère britannique de l'Environnement (DEFRA). Les résultats de bilans déjà réalisés peuvent aussi être importés dans la plateforme. Plus de 2 000 entreprises ont déjà été accompagnées dans leur transition bas-carbone, et l'essai gratuit de Carbo Entreprise permet de tester l'outil sur vos propres données.
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Pourquoi développer une expertise interne sur le bilan carbone ?
Que vous gardiez ou non la démarche en interne, il est important de développer l'expertise de votre équipe par une formation bilan carbone et par la sensibilisation interne. La méthode Bilan Carbone® est en effet transverse : la collecte mobilise plusieurs départements à la fois. Mieux vaut donc qu'un maximum de personnes comprenne les enjeux climatiques.
Une formation au bilan carbone plus spécifique peut aussi couvrir les bases scientifiques de la comptabilité carbone, son historique, les évolutions réglementaires à venir et les engagements volontaires possibles dans votre secteur.
2/ Comment définir le périmètre de votre bilan carbone ?
Quel cadre d'étude retenir ?
Une fois les ambitions définies, le porteur de projet, votre accompagnateur et votre équipe passent ensemble à l'étape suivante : définir le périmètre de votre démarche.
Le cadre d'étude peut être vaste et dépend de nombreux paramètres propres à votre entreprise, notamment sa taille, son secteur et ses activités. L'enjeu est de définir un cadre assez spécifique pour refléter votre réalité et vos objectifs, mais assez générique pour faire correspondre facilement vos données collectées aux facteurs d'émission de la Base Empreinte® de l'ADEME.

Par exemple, un magasin de bricolage (TPE/PME) prendra en compte les flux de CO2 liés aux déchets, notamment aux emballages des produits vendus, ou au transport des produits des fabricants jusqu'à ses locaux. Une ETI du bâtiment retiendra plutôt ceux de la voiture du dirigeant qui visite les clients et surveille les chantiers, ceux liés à l'usage du béton et, potentiellement, ceux de ses filiales. Pour une structure industrielle multi-entités, le périmètre s'étendra à l'ensemble des sites de production et à la chaîne logistique entre les entités du groupe.
Quels périmètres d'action fixer pour votre bilan carbone ?
Votre cartographie en main, définissez vos périmètres organisationnel, opérationnel et temporel.
Le cadre temporel indique la durée de l'exercice et sa fréquence : comptez-vous réaliser votre synthèse tous les ans ? Tous les deux ans ?
En France, la loi impose aux entreprises de plus de 500 salariés en métropole (250 dans les DOM) de réaliser leur bilan GES réglementaire tous les 4 ans, sur les scopes 1 et 2. Ce bilan d'émissions inclut aussi le scope 3 pour les émissions indirectes significatives depuis le 1er janvier 2023, conformément au décret du 1er juillet 2022. Les entreprises de 50 à 500 salariés qui ont bénéficié d'aides publiques doivent quant à elles publier un Bilan Climat Simplifié tous les 3 ans. Au-delà de ces obligations, pour gagner en précision et en suivi, Carbo vous conseille de tenir votre comptabilité carbone au même rythme qu'un bilan comptable, avec une synthèse une à deux fois par an.

Le cadre le plus complexe à définir est le périmètre organisationnel, surtout lorsque votre organisation A détient des parts dans une entreprise B.
Pourquoi cette étape du bilan carbone est-elle parfois complexe ?
Deux obstacles principaux reviennent souvent :
- la longueur de la chaîne de valeur, surtout lorsqu'une entreprise A sous-traite à une entreprise B qui sous-traite elle-même à une entreprise C, etc. ;
- la diversité des activités de la structure, selon le secteur. Il est par exemple difficile de faire la synthèse carbone complète d'une banque qui prête à des particuliers comme à des entreprises, investit, spécule, etc.
💡Bon à savoir
L'ACV (Analyse du Cycle de Vie) est une méthode complémentaire au bilan carbone qui permet de cartographier l'ensemble des impacts environnementaux d'un produit ou service, de sa fabrication à sa fin de vie. l'ACV est particulièrement utile pour démêler les émissions imbriquées dans une longue chaîne de valeur, en attribuant à chaque maillon sa part de responsabilité.
Selon le cas, deux possibilités existent :
- soit le périmètre est proportionnel à la part du capital détenue, donc à la participation financière ;
- soit on prend uniquement en compte les installations financées (contrôle financier) ou sous contrôle direct de l'organisation B (contrôle opérationnel).
Par défaut, c'est le périmètre organisationnel en contrôle opérationnel qui s'applique ; tout autre choix doit être justifié. Un fonds d'investissement qui détient des parts dans une start-up peut par exemple justifier de se limiter à un cadre fondé sur la part du capital.
3/ Comment collecter et exploiter les données du bilan carbone ?
Quelles données collecter ?
La méthode Bilan Carbone® repose sur les données d'activité de votre organisation et sur une banque de facteurs d'émission (FE) qui convertissent ces données en tonnes de CO2 équivalent. La qualité de ces facteurs pèse directement sur l'incertitude des résultats.
La collecte consiste à réunir les données pertinentes de votre activité et les facteurs d'émission correspondants. Depuis février 2023, l'ADEME met à disposition la Base Empreinte®. Cette base contient des facteurs d'émission carbone, mais aussi des indicateurs sur la pollution de l'eau, le stress hydrique et l'occupation des sols, pour une vision environnementale plus large. L'ADEME et des fédérations professionnelles françaises ont aussi produit des guides sectoriels pour accompagner les entreprises.

C'est la phase qui vous demandera le plus de temps. De bonnes pratiques simplifient toutefois la tâche. Carbo vous conseille :
- de ne pas la mener seul ! Vos collègues ont la donnée nécessaire entre leurs mains : faites-les participer en leur demandant de compléter eux-mêmes le questionnaire ;
- de fournir l'ensemble des données nécessaires, voire davantage, pour une synthèse carbone complète et conforme à la Méthodologie Bilan Carbone, ce qui facilite la certification du bilan carbone ;
- d'anticiper le temps de récolte, surtout pour les données à obtenir auprès d'acteurs externes, comme les fournisseurs ;
- de désigner une personne référente pour chacun des principaux postes d'émission ;
- de documenter et d'archiver ces données en prévision de vos prochains exercices.
Que faire une fois la collecte terminée ?
Une fois la collecte terminée, il est d'usage de faire un point d'étape et d'informer votre comité exécutif. Il reste important de sensibiliser en continu les référents de vos différents services pour faciliter le renouvellement de la démarche.
En amont du renouvellement, vous pouvez aussi mettre en place une collecte périodique des données d'activité, enrichir la cartographie de vos flux avec les données récoltées ou évaluer les risques et opportunités liés à la réduction de vos émissions de GES.
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4/ Comment bâtir le plan d'action de votre bilan carbone et ses indicateurs ?
Un plan d'action est une série de recommandations que le pilote propose à votre équipe technique, en cohérence avec le profil et les objectifs de l'organisation. L'ADEME propose un guide du plan de transition.
Pour ceux qui maîtrisent le principe des OKR (objectives and key results, ou objectifs et résultats clés), la logique est assez similaire.
🏭 Identifiez vos postes d'émission les plus carbonés pour concentrer vos actions sur ce qui a le plus d'impact ;
🧑🏭 Vous désignez le ou les porteurs de chaque action ;
📊 Vous définissez les indicateurs de suivi et de résultat.
Pour chaque action, n'oubliez pas de préciser le budget, en plus du coût d'un bilan carbone lui-même, ainsi que le calendrier, les modalités, les aides possibles et les freins à anticiper. Dans l'outil Carbo, vous construisez ce plan en sélectionnant des actions dans un catalogue et en fixant l'intensité de l'effort pour chacune : la trajectoire se met à jour dès qu'une action est validée, et une jauge SBTi indique si vos objectifs sont conformes. Votre stratégie bas carbone repose ainsi sur des chiffres.
Lorsque vous renouvelez votre exercice de comptabilité carbone, vous devrez indiquer l'évolution de ces indicateurs, mais aussi :
- analyser l'évolution des indicateurs de suivi des actions de réduction des émissions de CO2 ;
- actualiser votre vision de la transition bas carbone en réexaminant les risques et opportunités de transition identifiés en étape 4 ;
- analyser la période écoulée entre les deux exercices et adapter le ou les plans d'action en cours.
💡 L’ADEME et les fédérations professionnelles françaises ont produit une série de guides sectoriels pour aider les entreprises dans leur démarche.
5/ Comment (bien) communiquer sur votre bilan carbone ?
Le guide de l'ABC consacre une partie à la synthèse et à la restitution écrite de votre démarche Bilan Carbone®. Cette étape n'est pas obligatoire, mais une synthèse et un rapport d'amélioration facilitent le renouvellement de votre exercice de comptabilité carbone.

Pourquoi communiquer sur son bilan carbone en externe comme en interne ?
Au-delà de la synthèse, Carbo vous conseille de communiquer les résultats de votre bilan, en interne comme en externe. Communiquer sur les mesures RSE engagées sert votre image et votre réputation. L'avantage est double : vous renforcez votre marque employeur et vous cultivez la confiance de vos clients.
Au-delà de la conformité réglementaire, le bilan carbone en entreprise complet (scope 3 inclus) devient un atout compétitif : il aide à répondre aux appels d'offres des grands groupes, à sécuriser les financements bancaires et à démontrer votre performance ESG (environnementale, sociale et de gouvernance) auprès des investisseurs. Les donneurs d'ordre, les banques et les partenaires exigent de plus en plus cette transparence carbone.
En interne, partager le bilan carbone de l'entreprise avec vos équipes est aussi un atout. Une entreprise transparente envers ses salariés renforce leur engagement, ce qui aide à les mobiliser sur le projet.
Comment rester transparent sur son bilan carbone ?
L'enjeu est désormais de rester transparent et juste pour ne pas tomber dans le greenwashing. Aucune communication n'est parfaite, mais le plus sûr reste de la fonder sur des résultats chiffrés, accompagnés de mesures précises, concrètes et quantifiables.
N'ayez pas peur de partager votre exercice de comptabilité CO2, même si vous le jugez décevant. Le calcul des émissions de gaz à effet de serre est la meilleure façon d'amorcer votre engagement d'entreprise. Quels que soient les postes d'émission mis en avant, le plus important reste la façon dont vous passez à l'action et suivez vos performances. Pour structurer cette démarche de bout en bout, le livre blanc sur le bilan carbone en entreprise reprend chaque étape en détail.
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Pourquoi faire confiance à la méthode Bilan Carbone® ?
Quelles autres méthodes existent à côté du bilan carbone ?
Que propose le GHG Protocol ?
Le Greenhouse Gas Protocol, ou GHG Protocol, propose lui aussi des outils compatibles avec ceux du GIEC pour comptabiliser les émissions de gaz à effet de serre à l'échelle des nations. Comme la méthode Bilan Carbone®, il prend en compte les émissions de GES directes et indirectes.
La principale différence tient à sa portée : le GHG Protocol est reconnu à l'international. Conséquence directe, la majorité de ses outils sont en anglais. Si vous êtes moins à l'aise avec l'anglais, la méthode Bilan Carbone® est préférable. D'un point de vue méthodologique, les deux se valent.

Que couvre la norme ISO 14064 ?
Le sigle ISO désigne l'Organisation internationale de normalisation (International Organization for Standardization), qui publie des standards de qualité à l'échelle internationale. La famille ISO 14000 rassemble les normes relatives au management environnemental.
La norme ISO 14064 fournit à l'industrie et aux pouvoirs publics un ensemble d'outils pour développer des programmes de réduction des émissions de GES.
Elle fournit notamment des outils pour :
- définir les objectifs et concevoir le projet
- quantifier les émissions de GES
- vérifier et valider ces estimations
Transparence, cohérence et crédibilité : la norme ISO 14064 poursuit des objectifs proches de ceux de la méthode Bilan Carbone®. Comme le GHG Protocol, elle est reconnue à l'international. C'est toutefois une procédure qui peut s'avérer lourde pour les TPE, les PME et certaines ETI, pour lesquelles le bilan carbone est plus accessible.
Quelles sont les évolutions récentes de la méthode Bilan Carbone ?
En 2025, l'Association pour la transition Bas Carbone a lancé une version majeure de la méthode, structurée en trois niveaux de maturité pour accompagner toutes les organisations :
- le niveau Initial accompagne une première comptabilisation des émissions et un plan de transition simple ;
- le niveau Standard vise une comptabilisation exhaustive et un plan de transition structuré qui mobilise les parties prenantes ;
- le niveau Avancé s'adresse aux organisations les plus expérimentées, qui intègrent le Bilan Carbone® à leur pilotage stratégique.
Cette version introduit aussi un système d'évaluation de la qualité méthodologique des bilans et de la pertinence des plans de transition. Elle prévoit également une estimation affinée des incertitudes pour mieux orienter les actions de décarbonation.
Quelles sont les limites de la méthode Bilan Carbone® ?
La méthode offre crédibilité et conformité légale, avec un accès gratuit à la Base Empreinte® de l'Agence de la transition écologique. Elle présente toutefois des limites importantes.
Un bilan souvent imprécis
Les émissions indirectes restent difficiles à mesurer précisément. Sans accès aux bilans carbone de leurs fournisseurs, clients ou partenaires, les entreprises doivent recourir à des moyennes sectorielles ou à des facteurs monétaires, ce qui accroît fortement l'incertitude. Un fournisseur peut émettre bien plus, ou bien moins, que la moyenne appliquée. Pour cadrer ces hypothèses sur votre propre chaîne de valeur, vous pouvez réserver une démo avec un expert Carbo.
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Le problème des émissions évitées
La méthode ne valorise pas forcément les choix bas-carbone. Acheter du matériel reconditionné (3 fois moins émetteur) ou proposer des solutions décarbonées n'est par exemple pas comptabilisé positivement. Pour comparer l'impact réel de deux options, il faut compléter le bilan par une analyse du cycle de vie (ACV).
L'ACV est l'outil de référence pour affiner l'empreinte CO2 de votre organisation. Elle collecte des données précises sur l'ensemble du cycle de vie d'un produit ou d'un service, de l'extraction des matières premières à sa fin de vie, en passant par sa fabrication, son transport et sa distribution. À chaque étape, elle atteint un niveau de granularité que le bilan carbone seul ne permet pas. Elle s'inscrit ainsi dans la mobilisation des équipes face au changement climatique, en rendant visible l'impact réel de vos produits tout au long de leur existence. Pour progresser vers une transition bas carbone structurée, croiser bilan carbone et ACV reste la combinaison la plus solide.
Ce qu'il faut retenir
Tout exercice de comptabilité carbone reste une estimation. Pour gagner en précision, il faudrait étendre l'obligation à toutes les entreprises sur les 3 scopes. Plus les bilans se multiplient et sont publiés, plus les données s'affinent et plus l'analyse est juste : c'est un cercle vertueux de transparence et de fiabilité.
Respectez les étapes sans les précipiter, tirez profit des ressources en libre accès et automatisez au maximum grâce aux logiciels. Si le temps ou les ressources manquent en interne, vous pouvez aussi faire réaliser votre bilan carbone avec l'accompagnement des experts Carbo. Il ne vous reste plus qu'à passer à l'action et à partager la démarche autour de vous. La neutralité carbone est un objectif collectif : elle passe par la mobilisation de toutes les entreprises.
Foire aux questions
Comment réaliser son bilan carbone concrètement ?
Trois options s'offrent à vous : piloter le projet en interne avec une équipe formée, plutôt pour les grandes structures ; faire appel à un prestataire externe ; ou utiliser un logiciel de bilan carbone, accessible des TPE aux grands groupes et qui allie autonomie, précision et budget maîtrisé. Le programme Diag Décarbon'Action propose aussi un accompagnement financé aux entreprises de moins de 500 salariés.
Quelles sont les étapes du Bilan Carbone® ?
La démarche compte cinq étapes : choisir votre formule d'accompagnement (interne, externe ou logiciel), définir vos périmètres organisationnel, opérationnel et temporel, collecter et exploiter vos données d'activité, établir votre plan d'actions de réduction, puis restituer et communiquer vos résultats de manière transparente. La collecte est la phase la plus longue.
Comment utiliser la Base Carbone® de l'ADEME ?
La Base Empreinte®, qui a succédé à la Base Carbone®, fournit les facteurs d'émission qui convertissent vos données d'activité en tonnes de CO2 équivalent. Privilégiez les facteurs physiques, fondés sur les quantités consommées. Utilisez les facteurs monétaires, fondés sur les prix, uniquement lorsque les quantités sont inconnues, car ils sont moins précis.
Quelle différence entre Bilan Carbone® et BEGES ?
Le bilan GES réglementaire (BEGES) est imposé notamment aux entreprises de plus de 500 salariés en métropole, tous les 4 ans. Il couvre les scopes 1 et 2, ainsi que le scope 3 pour les émissions indirectes significatives depuis le 1er janvier 2023. Le Bilan Carbone® est une méthode qui couvre les trois scopes et peut servir à produire ce BEGES.
Qu'apporte la version 2025 de la méthode Bilan Carbone® ?
Elle introduit trois niveaux de maturité (Initial, Standard et Avancé), un système d'évaluation de la qualité méthodologique des bilans et de la pertinence des plans de transition, ainsi qu'une estimation affinée des incertitudes. Les niveaux proposés vont d'une première comptabilisation des émissions au pilotage stratégique.







