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Rien de nouveau sous le soleil : engager son entreprise en faveur de l’environnement et de pratiques plus durables devient un enjeu incontournable aujourd’hui. Avec un label et une certification, l’entreprise informe le consommateur de sa démarche écologique. Explorons ensemble la jungle des labels éco-responsables pour valoriser votre produit !
Qu’appelle-t-on un label écoresponsable ?
Tout d’abord, qu’est ce qu’une entreprise éco responsable ?
Une entreprise éco-responsable prend en compte dans ses critères de décision les impacts qu’elle cause sur l’environnement. Être éco-responsable c’est donc contribuer à la réduction de ses impacts environnementaux, de son empreinte carbone et de ses émissions de gaz à effet de serre.

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À toutes les étapes d’un produit, correspond un impact sur l’environnement: lors de la conception, lors des achats en passant par la production de déchets. Tout le cycle de vie en somme. Tout ce qui se rapporte à l’activité de l’entreprise est donc ainsi concernée ; les pratiques commerciales comme les politiques internes.
Il s’agit donc pour une entreprise de trouver l'équilibre entre protection de l’environnement, développement économique et protection de ses salariés.

💡 D’autres synonymes existent pour qualifier une entreprise éco-responsable : durable, respectueuse de l’environnement, verte…
Obtenir un label, à quoi ça rime ?
Dans un contexte plus global, si nous voulons atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, engager son entreprise dans la transition écologique, c’est utiliser différents outils dont les labels éco-responsables font partie.
🔎 On appelle label, cette “marque distinctive créée et apposée sur des marchandises pour en garantir l’origine ou les conditions de fabrication (label d’origine, label de conformité, label de qualité). Cette notion n’est cependant pas figée d’un point de vue réglementaire. Il induit tout de même, dans les usages, une idée de garantie, de gain qualitatif.” selon le site de l’ADEME.
À noter : dans ce contexte réglementaire en pleine évolution, obtenir un label reconnu et certifié par un tiers indépendant n'est plus seulement un avantage concurrentiel — c'est une nécessité croissante. La directive européenne 2024/825, applicable à partir de septembre 2026, vise à interdire les allégations environnementales non étayées et les labels sans vérification tierce. Les entreprises ont tout intérêt à anticiper dès maintenant.
Un label pour mon entreprise
Obtenir un label éco-responsable et environnemental c’est faire preuve d’une volonté de réduction de son impact environnemental. En effet, généralement, les labels et certifications sont issus d’une démarche volontaire, ce qui signifie que l’entreprise décide par elle-même de se faire labelliser.
Obtenir un label c’est obtenir un avantage concurrentiel et c’est également s’engager dans une démarche d’amélioration. Pour les ETI et les grands groupes, un label reconnu facilite également la conformité aux exigences croissantes des appels d'offres publics et privés, et renforce la crédibilité des rapports de durabilité (notamment dans le cadre de la CSRD).
Un label pour le consommateur
Se faire labelliser c’est informer le public de sa démarche ; le consommateur peut ainsi identifier les produits écologiques et plus respectueux de l’environnement que les autres.
Le label éco responsable est un gage de qualité qui prouve aux consommateurs la démarche de l'entreprise et son engagement. Se faire labelliser rime donc avec attractivité !
Trois types de labels pour les produits
L’ADEME identifie trois types de labels :
- les labels reposant sur l’auto-déclaration : souvent mono critères et privés, ils ne prennent en compte qu’une étape du cycle de vie des produits. Un cahier des charges ou un référentiel n’existe pas nécessairement, tout comme le contrôle ou la certification n’est pas obligatoire.
⚠️ La directive européenne 2024/825, applicable à partir de septembre 2026, va interdire ce type de labels sans vérification tierce. Les entreprises qui y recourent devront faire évoluer leur démarche. - Les labels contrôlés ou certifiés par un organisme tiers indépendant sur la base d’un cahier des charges : contrôlés et/ou certifiés par un organisme tiers indépendant privé ou public. La certification doit être conforme et respecter les articles L. 433-1 et suivants du code de la consommation. Un exemple concret est la certification C2C.
- Les labels conformes à la norme ISO 14024, aussi appelés labels de type 1 ou Ecolabel respectent les critères définis dans la norme ISO 14024. Seuls ces labels peuvent être appelés Ecolabel ; les critères reposent sur le cycle de vie du produit et ses impacts environnementaux. Une certification par un tiers indépendant est effectuée et les cahiers des charges sont révisés.
🖐 Attention toutefois, tous les labels ne se valent pas en qualité, d’exigences et de fiabilité. En effet, certaines marques et fabricants produisent leur propre label de type 1, reposant sur l’auto-déclaration. C’est le cas pour les marques de grande distribution par exemple. Ces marques ont leur propre label mais ils ne sont pas “officiels” comme peuvent l’être le label FSC par exemple ou encore l’Ecolabel.
Selon l’ADEME, les labels conformes à la norme ISO 14024 sont les plus fiables. Elle a ainsi analysé différents cahiers des charges de labels disponibles en France et en recommande une centaine pour 14 catégories de produits de consommation.
Les différents labels éco responsable pour certifier les produits écologiques
Nous vous proposons une liste non exhaustive de différents labels éco responsables pour des produits et services écologiques ; il existe également des labels qui certifient une démarche RSE.
Par ailleurs, l’ADEME a recensé différents labels sur son site, en fonction des catégories de produit. Elle propose une analyse en fonction de ses avantages et les points d’amélioration.
Pour certifier une démarche globale environnementale
L’écolabel, un gage de fiabilité
L’Ecolabel européen est institué et encadré par le règlement (CE) n° 66/2010 et repose sur la norme internationale ISO 14024.

Certification écologique européenne, l’Ecolabel intègre des critères environnementaux qui analysent le cycle du vie du produit allant de sa production jusqu’à son élimination. Il concerne le produit comme ses emballages.
Le critère de performance est également intégré ; la certification mesure l’efficacité du produit comparé à un produit similaire.
🖐 Pour la petite anecdote, la France est le premier pays en nombre d'entreprises titulaires de l'Ecolabel européen. Selon les données de l'ADEME (2025), on comptabilise 24 catégories de produits et services écologiques éligibles et 2 367 entreprises titulaires en Europe, dont 375 en France.
NF environnement, à l’échelle de la France
NF environnement est le pendant en France de l’écolabel. Il prend en compte l’ensemble du cycle de vie du produit et son emballage mais il exclut la consommation d’énergie lors de la fabrication. Trois secteurs sont cependant exclus de ce label éco responsable : les produits pharmaceutiques, les produits agroalimentaires et le secteur automobile.

Un label pour l’électricité
VertVolt et l’électricité renouvelable
Ce label, tout récemment créé par l’ADEME, certifie que les fournisseurs d’électricité utilisent des énergies renouvelables. Obtenir ce label certifie que l’électricité produite est bien verte.
Ce label éco responsable répond au besoin d’une clarification dans les offres vertes. En effet, l’ADEME prévient que :
"Près de 70 % des offres d'électricité en France se disent « vertes ». Pourtant, toutes ne garantissent pas que l'électricité achetée soutient réellement la production d'énergies renouvelables en France."

VertVolt distingue deux niveaux d'engagement :
- le niveau "Engagé" (le fournisseur achète l'électricité renouvelable et ses garanties d'origine auprès des mêmes producteurs français)
- le niveau "Très Engagé" (avec en plus au moins 30 % d'électricité issue d'installations à gouvernance partagée ou sans soutien public). En février 2026, seuls 4 fournisseurs atteignent ce niveau "Très Engagé".
Pour les entreprises, ce label constitue un critère de sélection utile dans une démarche RSE et de reporting Scope 2.
Un label pour le secteur high-tech
TCO Certified pour les produits technologiques
Label privé, TCO existe depuis 1992. Il s’adresse aux équipements technologiques et analyse leur cycle de vie allant de la consommation d’énergie, au recyclage et en passant par les substances utilisées telles que les métaux lourds.

Un label pour le textile
MADE IN GREEN by OEKO-TEX et textile
Cette certification s’adresse au secteur du textile et de la mode. Il garantit au secteur du textile, une réduction de l'impact sur l’environnement et sur la santé humaine notamment en ce qui concerne les substances chimiques introduites dans le textile pour la mode.
Trois visuels appartiennent à l’association Oeko-Tex pour le textile :

Ce label garantit que le produit a été testé sur les substances nocives.

Celui-ci garantit que le produit a été testé sur les substances nocives et fabriqué de manière durable.

Ce label garantit que le cuir a été testé sur les substances nocives.
Un label pour certifier des produits d’alimentation
Agriculture biologique et marque AB :
Le label Agriculture biologique signifie qu’au moins 95% des ingrédients sont issus d’un mode de production qui se soucie du respect des équilibres naturels et qui est d’origine biologique. Il existe un logo européen et une marque AB pour la France, plus exigeante que la certification européenne.
Ce logo de l’agriculture d’origine biologique se retrouve non seulement dans les produits alimentaires mais également sur les produits cosmétiques.

Un label pour le bois et papier
Forest stewardship council (FSC)
L’objectif de FSC est de promouvoir une gestion responsable et durable des forêts. Le label garantit ainsi que 100 % des fibres de bois proviennent de forêts gérées durablement.

Attention toutefois, selon l’analyse de l’ADEME, FSC ne couvre pas tous les impacts environnementaux, il analyse uniquement le changement climatique et la perte de biodiversité. Il ne couvre également pas toutes les étapes du cycle de vie puisqu’il ne porte uniquement que sur la production du bois.

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Le Carbon Strategy Rating : un nouvel outil pour valoriser l'engagement bas-carbone
Outre les labels traditionnels (comme le label bas carbone) qui certifient des produits ou services écologiques, le Carbon Strategy Rating s'impose comme un véritable outil stratégique pour valoriser l'engagement global d'une entreprise dans la transition bas-carbone. Contrairement à d’autres labels qui se concentrent uniquement sur des aspects spécifiques, cette notation vise à récompenser l’ensemble des efforts réalisés par une entreprise dans son parcours de décarbonation.
Fondée sur une approche robuste, transparente et rigoureuse, le Carbon Strategy Rating évalue la maturité de la stratégie climat d'une entreprise. Cela inclut des critères essentiels comme la mesure des émissions, les actions concrètes de réduction mises en place, ainsi que la communication sur les enjeux climatiques. Ce label se décline sous plusieurs médailles, allant du bronze au diamant, permettant ainsi aux entreprises de se positionner clairement en matière de stratégie bas-carbone.

Le Carbon Strategy Rating est donc bien plus qu'un simple label : elle incarne une reconnaissance tangible de l'engagement d'une entreprise envers la décarbonation. L'ambition de cette offre est d'établir une norme de référence pour valoriser et accélérer l'engagement climat des entreprises européennes de toute taille — PME, ETI et grands groupes.
🖐Pour connaître plus sur le Carbon Strategy Rating et obtenir votre médaille c'est par ici → Medailles Carbon Strategy Carbo
Un contexte réglementaire qui renforce l'urgence de se labelliser sérieusement
La directive européenne (UE) 2024/825, entrée en vigueur en mars 2024 et devant être transposée en droit national avant le 27 mars 2026, change profondément les règles du jeu. Applicable à partir du 27 septembre 2026, elle interdit notamment : les allégations génériques non prouvées ("éco-responsable", "vert", "durable"), les labels d'auto-déclaration sans certification tierce, et les communications de neutralité carbone basées uniquement sur des compensations. Pour les entreprises de toute taille, cela signifie qu'il ne suffira plus d'apposer un logo "vert" : chaque allégation environnementale devra être vérifiable, documentée et certifiée par un organisme indépendant. C'est précisément ce que garantissent les labels présentés dans cet article.
L’importance d’effectuer en amont son bilan carbone
Au-delà de la certification et du label éco responsable, nous vous conseillons vivement d’effectuer votre bilan carbone. Parce qu’il s’agit de la première brique pour réduire son impact sur l’environnement. Votre entreprise peut identifier ses postes de dépense carbone liés et ainsi ajuster et adapter ses actions.

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FAQ - L'essentiel à retenir
Un label éco-responsable est une marque distinctive garantissant l'origine ou les conditions de fabrication d'un produit selon des critères environnementaux. Il permet aux entreprises de valoriser leur démarche écologique et aux consommateurs d'identifier facilement les produits respectueux de l'environnement, créant ainsi un avantage concurrentiel.
1. Les labels d'auto-déclaration (sans contrôle obligatoire) — en voie d'interdiction par une directive européenne en 2026
2. Ensuite, les labels contrôlés par un organisme tiers indépendant
3. Les labels conformes à la norme ISO 14024 (aussi appelés Ecolabel). Ces derniers sont les plus fiables car ils analysent le cycle de vie complet du produit.
Les labels principaux incluent l'Ecolabel européen et NF Environnement pour une démarche globale, VertVolt pour l'électricité renouvelable, TCO Certified pour la high-tech, MADE IN GREEN by OEKO-TEX pour le textile, le label Agriculture Biologique et le label FSC pour le bois et le papier.
Le bilan carbone constitue la première étape indispensable pour réduire son impact environnemental. Il permet d'identifier précisément les postes de dépense carbone de l'entreprise et d'ajuster ses actions avant de s'engager dans une démarche de labellisation, assurant ainsi une cohérence entre engagement et réalité opérationnelle.
Oui, significativement. À partir de septembre 2026, les labels d'auto-déclaration sans certification tierce indépendante seront interdits en Europe. Les allégations génériques ("vert", "éco-responsable", "durable") sans preuves vérifiables le seront également. Les entreprises doivent anticiper dès maintenant en s'orientant vers des certifications reconnues.








