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Quand il est question d'écologie et d’agir contre le réchauffement climatique, la majorité des scientifiques s’accorde à dire que réduire son empreinte carbone est le moyen le plus efficace. Mais de quoi s’agit-il exactement ? Définition, grands principes et enjeux : tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’empreinte carbone se trouve ici !
Qu’est-ce que l’empreinte carbone ?
Définition
L’empreinte carbone est un indicateur qui vise à mesurer l’impact d’une activité sur l’environnement. Plus particulièrement il calcule les émissions de gaz à effet de serre liées à cette activité. Elle peut s’appliquer à une personne (selon son mode de vie), à des ménages, à une entreprise (selon ses activités), un territoire, ou encore à des produits.
Cet impact est généralement exprimé en dioxyde de carbone équivalent ou CO2e. La raison ? Par souci d'homogénéisation, on utilise pour tous les gaz à effet de serre contenus une seule norme rapportée au CO2. Cela revient ainsi à déterminer combien de CO2 retiendrait la même quantité de rayonnement solaire, et contribuerait au réchauffement climatique.
Ce que cela représente à l'échelle d'un pays
À l’échelle d’un pays, l’INSEE définit l’empreinte carbone induite par la demande finale intérieure d'un pays. Cela comprend entre autres la consommation des ménages, administrations publiques, organismes à but non lucratifs, investissement. Ces biens ou services sont pris en compte, qu'ils soient produits sur le territoire national ou importés. Soit :
- Les gaz à effet de serre émis des ménages. Cela comprend notamment la combustion de carburants pour le transport et d’énergies fossiles pour le chauffage de nos logements.
- Les gaz à effet de serre issues de la production intérieure de biens et de services destinée à la demande intérieure (hors exportations).
- Les GES émis par les produits et services importés.
🖐 Les émissions liées aux importations sont en effet nécessaires au calcul de l'empreinte carbone d'un pays. Les émissions directes sur le territoire sont de facto inférieures à l'impact carbone total.
Les émissions de gaz à effet de serre
Si le dioxyde de carbone est le gaz à effet de serre le plus répandu, il en existe cinq autres. Voici la liste complète des gaz à effet de serre (GES) dont les émissions doivent être considérées.
| Gaz à effet de serre | Origines principales |
| ✅ Dioxyde de Carbone (CO2) | - Combustion des énergies fossiles - Agriculture et élévages intensifs - Déforestation |
| ✅ Méthane (CH4) | - Élevage des bovins et ruminants |
| ✅ Hydrofluorocarbure (HFC) | - Exploitations minières et pétrolières - Décharges d'ordures |
| ✅ Protoxyde d'Azote (N2O) | - Industries du froid et automobile |
| ✅ Perfluorocarbure (PFC) | - Climatiseurs et systèmes de froid - Extincteurs |
| ✅ Hexafluorure de Soufre (SF6) | - Industrie Pharmaceutique |
Empreinte carbone VS empreinte écologique
La notion d’empreinte carbone est parfois confondue avec celle de l’empreinte écologique. La seconde, dont le CO2 n’est qu’une composante, couvre un spectre plus large. L’empreinte écologique s’exprime en surface de terre productive requise pour produire les biens et services que nous consommons et absorber les déchets qui en découlent. Son utilisation la plus parlante - et couramment utilisée dans les médias - est le nombre de Terres nécessaires pour absorber nos modes de consommation. Ces données permettent ainsi de comparer les modes de vie des citoyens (d’un pays à l’autre par exemple). Et se représenter plus facilement le mode de vie à adopter pour respecter le renouvellement des ressources naturelles de notre planète.
🖐 Si nous vivions tous comme une personne américaine « moyenne », il nous faudrait l'équivalent de 5 planètes pour nous nourrir, nous habiller et nous loger.
L’empreinte carbone en France et en Europe
Bien entendu, tous les modes de vie n'ont pas le même impact sur le climat. Les pays industrialisés sont de loin les plus grands pollueurs : l’Accord de Paris a pris ce facteur en compte pour :
- Développer des objectifs distincts selon les pays
- Instaurer un principe de solidarité quant au déploiement de solutions bas-carbone, priorisées dans les pays à risque ou les moins développés.
Empreinte carbone personnelle : les chiffres clefs en France
En 2024, selon les dernières données de l'INSEE et du SDES, l'empreinte carbone de la France s'élève à 563 millions de tonnes équivalent CO2 (Mt CO2 éq), soit 8,2 tCO2e par habitant. Cela représente une baisse significative de 27% par rapport aux 11,2 tCO2e enregistrés en 2018, et même une diminution de 32% par rapport à 1990. Cette réduction s'explique notamment par les efforts de décarbonation dans les secteurs de l'énergie, de l'industrie, du résidentiel et du tertiaire.
💡 Cette baisse marque un tournant : l'empreinte carbone de 2024 atteint son plus bas niveau depuis 1990, battant même le record constaté pendant la crise sanitaire de 2020.
L’empreinte carbone du transport
L'empreinte carbone des transports représente la plus grande part de notre impact carbone moyen. En 2024, les déplacements constituent environ 24% de l'empreinte carbone moyenne d'un Français, soit environ 2,0 à 2,1 tonnes de CO2e par personne et par an. En France, 4 trajets sur 5 s'effectuent en voiture. C'est donc le trafic routier qui émet le plus de GES (80 %), suivi du trafic aérien (15 %). Voici quelques données indicatives pour les principaux modes de transport utilisés :
| Mode de transport | Facteur d'émission (km/passager) | Hypothèse Passagers |
|---|---|---|
| 🛩 Avion | 285 gCO2e | 88 |
| 🚙 Voiture gourmande | 229 gCO2e | 1.5 |
| 🚗 Voiture efficace ou petite | 153 gCO2e | 1.5 |
| 🛵 Moto / Scooter | 72 gCO2e | 1.2 |
| 🚌 Bus | 68 gCO2e | 12.7 |
| 🚅 Train | <10 gCO2e | 156 |
L’empreinte carbone du logement
Le logement représentait environ 21% de l'empreinte carbone d'un Français en 2025, soit approximativement 1,8 tonne de CO2e par personne et par an. Ce poste inclut la dépense énergétique utilisée pour le chauffage et les usages quotidiens (électricité, gaz, fioul, etc), le traitement de l'eau et des déchets, l'achat du mobilier ainsi que la construction de logements neufs et la rénovation d'anciens.
💡 En France, plus de 90% de la production d'électricité est décarbonée (nucléaire, hydro, solaire, éolien), ce qui explique la relative faible contribution du logement à l'impact carbone des Français - notamment par rapport à d'autres pays dans le monde.
En 2025, l'empreinte carbone moyenne d'un Français était estimée à 8,2 tCO2e.
L’empreinte carbone de nos biens et services
Le poste des biens et services représente environ 21% de l'empreinte carbone moyenne d'un Français en 2024. Ce poste concerne les équipements électroniques, internet, consoles de jeux, vêtements et autres biens et services. À noter que l'impact carbone du numérique tend à augmenter drastiquement ces dernières années (notamment à cause de la consommation électrique qu'il représente).
Selon l'actualisation de l'ADEME publiée en 2024, le numérique représente désormais 4,4% de l'empreinte carbone nationale française, soit 29,5 MtCO2e. Cette hausse s'explique principalement par la prise en compte méthodologique des impacts des datacenters à l'étranger utilisés pour des usages en France, ainsi que par l'augmentation de leur nombre et de leur puissance. Les datacenters constituent 46% de l'empreinte carbone numérique française (13,5 MtCO2e), sachant que 53% de nos usages sont hébergés à l'étranger. À l'échelle mondiale, le numérique génère environ 4% des émissions de gaz à effet de serre, avec une trajectoire préoccupante liée notamment à l'essor de l'intelligence artificielle générative. La production d'objets électroniques requiert une extraction importante de minéraux ou de terres rares. Les datacenters consomment actuellement 2% de l'électricité mondiale, et les estimations prévoient qu'en 2050, ils représenteront jusqu'à 6% de l'électricité consommée en France.
Un contenu clair sur la consommation d’énergie permet aux entreprises de relier chaque action à une tonne de CO₂ évitée ou émise. Ce type de contenu facilite aussi la mise en place d’un code interne aligné sur la sobriété énergétique et la réduction des émissions.
L’empreinte carbone de l’alimentation
L'alimentation représente environ 23% de l'empreinte carbone moyenne d'un Français en 2024, soit approximativement 2,0 tonnes de CO2e par habitant et par an. La part la plus importante revient aux protéines.
- La production d’un kg de protéines sous forme de viande de bœuf émet environ 290 kgCO2e.
- Ce chiffre descend à 50 kgCO2e pour la production d’un kg de viande de porc, de poulet ou des œufs.
🖐 Les Français restent très consommateurs de viande, malgré une réduction notable de la consommation de viande ces dernières années. Nous mangeons en moyenne 65 kg de viande par an, (la moyenne mondiale étant de 43 kg).
Répartition de l'empreinte carbone en France
Répartition de l'empreinte carbone moyenne des Français en 2024 (source ADEME, Ministère de la Transition Écologique, "Chiffres clés du climat 2025") :
- Déplacements : 24% (environ 2,0-2,1 tCO2e)
- Alimentation : 23% (environ 2,0 tCO2e)
- Habitat : 21% (environ 1,8 tCO2e)
- Biens et services : 21%
- Services publics : 11%
En signant le Protocole de Kyoto en 1997, la France s'est initialement engagée à maintenir ses émissions de GES au niveau de celles de 1990 en 4 ans. La prolongation de ce protocole jusqu'en 2020 a permis de redéfinir un nouvel objectif, à savoir une baisse de 17 % des émissions par rapport à 1990. En 2015, ce sont la loi de Transition Énergétique pour la Croissance Verte et le Code de l'Environnement qui ont introduit le principe d'une Stratégie Nationale Bas-Carbone. Concrètement, c'est une feuille de route qui précise les orientations que la France doit suivre pour réduire les émissions de GES.
Les objectifs de réduction en France
La SNBC 3, publiée le 12 décembre 2025 (dix ans jour pour jour après l'adoption de l'Accord de Paris), fixe désormais des objectifs ambitieux :
- Réduire de 50% les émissions territoriales de gaz à effet de serre d'ici 2030 par rapport à 1990 (contre 40% dans la version précédente) ;
- Viser la neutralité carbone collective d'ici à 2050 ;
- Réduire l'empreinte carbone de notre consommation de -71% à -79% d'ici 2050 par rapport à 2010. Pour la première fois, la SNBC 3 intègre des objectifs spécifiques sur l'empreinte carbone (et pas seulement les émissions territoriales), prenant en compte les émissions liées aux importations. L'empreinte carbone par habitant devrait ainsi être comprise entre 2,3 et 3,1 tCO2e en 2050, contre 8,2 tonnes actuellement.
💡 Les budgets carbone ont été ajustés : 265 MtCO2eq en moyenne annuelle sur la période 2029-2033 et 192 MtCO2eq sur la période 2034-2038, nécessitant une baisse des émissions de 5% par an en moyenne entre 2024 et 2030.
Et en Europe ?
En 2024, la France figurait parmi les pays les moins carbonés de l'Union Européenne en termes d'émissions territoriales par habitant. Avec 5,7 tonnes de CO2e par habitant, elle se situe nettement en dessous de la moyenne européenne de 7,1 t CO2e/hab. À titre de comparaison, seuls quelques pays comme la Suède et Malte affichent des émissions plus faibles (5,1 t/hab), tandis que des pays comme le Luxembourg (12,7 t/hab), l'Irlande (11,9 t/hab) ou l'Estonie (11,1 t/hab) émettent significativement plus. Cette performance s'explique principalement par le mix électrique français largement décarboné (nucléaire, hydro, solaire, éolien).
Comment calculer son empreinte carbone ?
Méthodologies de calcul de l’empreinte carbone
Pour calculer les émissions carbone et les émissions d'autres GES, l'ADEME - comme d'autres entités similaires hors de l'Hexagone - utilisent un code de calcul fondé sur des facteurs d'émissions (données) physiques ou monétaires.
Les ratios physiques
Partout où cela est possible, on estime une émission de CO2 sur la base d'un facteur d'émission physique avec ce code :
Quantité GES = Quantité Consommée x Facteur Émission Physique
Ici, la quantité consommée s'exprime dans l'unité du produit (litres d'essence, m2 de surface, kg d'ananas, etc).
Le facteur d'émission physique précise la quantité de CO2 émise par une unité consommée. Par exemple, des déplacements en ferry - l'un des modes de transport les plus polluants (et grandement utilisé pour les importations, mais moins polluant que l'avion) - émettent en moyenne 5 kg de CO2 (facteur d'émission) par km (quantité consommée).
Une voiture thermique émet 0,2kg de CO2/km et une voiture électrique, 0,1kg de CO2/km.
Les ratios monétaires
Un facteur d’émission monétaire, exprimé en kgCO2e / k€ HT permet d’estimer le contenu en CO2 d’un produit / service, à partir de son prix.
Quantité GES = Prix x Facteur Émission Monétaire

Pour certains types d’achats (exemple : contrats d'énergie, électricité ou gaz, importations), il est recommandé d'évaluer les émissions avec des données physiques (exemple : par kWh).
En revanche, pour les achats pour lesquels un calcul à partir de données physiques n’est pas possible, il est préférable de calculer les émissions de GES avec des facteurs monétaires - par exemple, l'utilisation d'un logiciel de comptabilité.
Dans le cas du calcul de l’impact carbone d’un produit, on doit considérer l’ensemble de son « cycle de vie », de la phase de recherche & développement à celle de sa production finale (en incluant également son conditionnement jusqu’à l’étape du recyclage et l'énergie dépensée).
La définition précise de l’empreinte carbone d’un produit qu’une entreprise émet permet de mieux orienter sa stratégie climat et sa transition.
Les calculateurs en ligne
Plusieurs calculateurs existent et sont en libre accès sur internet, principalement proposés par des associations comme la Fondation GoodPlanet, l'outil Nos Gestes Climat (initié par le projet MicMac d'Avenir Climatique) ou encore Datagir (porté par l'ADEME).
L'utilisation de ces outils est parfois considérée comme fastidieuse, puisque 100% fondée sur un questionnaire.
Entreprises : pourquoi faire un bilan carbone ?
L'ADEME, à l'origine de la création de l'Association pour la transition bas-carbone (ancienne Association Bilan Carbone), définit le Bilan Carbone® (ou Bilan GES réglementaire) comme un outil de diagnostic qui permet d’analyser les émissions directes et indirectes de gaz à effet de serre des activités d'un périmètre donné.
Qui est concerné ?
En France, la réalisation d'un Bilan Carbone est obligatoire pour :
- Les entreprises de 500+ salariés (ou 250+ salariés dans les DOM) ;
- Les collectivités territoriales de plus de 50 000 habitants ;
- Les établissements publics et services d'État de plus de 250 agents.
Le Scope 3 (émissions indirectes) est obligatoire depuis 2023. Les amendes en cas de manquement s'élèvent à 10 000€, et 20 000€ en cas de récidive. Malgré ces sanctions renforcées, seuls 31% des entreprises concernées respectent leur obligation en 2025.
💡 La version 9 de la méthode Bilan Carbone®, entrée en application en janvier 2025, introduit trois niveaux de maturité (initial, standard, avancé) et passe de 5 à 7 étapes méthodologiques. Des subventions de l'ADEME existent pour financer votre bilan carbone.
Concernant la directive européenne CSRD, la loi Omnibus (décembre 2025) a restreint son champ d'application : seules les entreprises de plus de 1 000 salariés ET ayant un chiffre d'affaires supérieur à 450 millions € sont désormais concernées. Pour les PME et ETI exemptées, le standard volontaire VSME devient la référence.

GUIDE PDF
À télécharger pour tout savoir sur le bilan carbone en entreprise
Pourquoi calculer l’empreinte carbone de son entreprise ?
La réalisation d'un Bilan Carbone® certifié s'inscrit généralement dans une initiative plus globale de développement durable ou de démarche RSE en entreprise (Responsabilité Sociale des Entreprises). Si la protection de l'environnement - via la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la biodiversité - est généralement au cœur des préoccupations, les motivations associées pour passer à l'action et mettre en place des gestes écologiques peuvent être multiples ! Pour les entreprises contraintes par la loi, on parle aussi de Bilan GES réglementaire, dont les obligations se sont renforcées depuis 2023. Le bilan carbone permet de calculer ses émissions de catégorie précise.
- ⭐ Renforcer son image de marque
- 💪 Construire un avantage concurrentiel
- 👩⚖ Anticiper la loi
- 👨🎓 Booster sa marque employeur
- 💸 Dépenser moins et mieux
- 🔍 Prendre du recul
- 🌎 Accéder à de nouveaux marchés
- 💸 Accéder à nouveaux financements
En effet, les ménages et consommateurs attendent désormais des entreprises un code de conduite clair et écologique, aligné avec les objectifs climat et la transition bas carbone en France.

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Pistes pour réduire son empreinte carbone
7 gestes éco-citoyens à la maison
| AXE | EXEMPLES |
| ✅ Lutter contre le gaspillage alimentaire | - Cuisiner les restes du frigo - Faire ses courses en vrac - Regarder plus loin que la date de péremption |
| ✅ Consommer moins d’eau | - Investir dans un lave-vaisselle - Prendre une douche, et non un bain - Boire l’eau du robinet |
| ✅ Adopter une consommation numérique responsable | - Avoir un usage plus sobre des services numériques - Garder ses équipements informatique le plus longtemps possible - S'assurer du bon recyclage des équipements informatiques |
| ✅ Conduire de manière éco-responsable | - Réduire sa vitesse de croisière - Rouler calme, rouler efficace - Vérifiez la pression des pneus tous les 2 mois |
| ✅ S'habiller de façon durable | - Acheter utile (en ai-je vraiment besoin ?) - Privilégier la seconde main et le local - Réutiliser ce qu’il y a dans l’armoire |
| ✅ Nettoyer sa maison sainement | - Utiliser (si possible) des produits naturels - Bien lire les étiquettes des produits ménagers - Aérez les pièces régulièrement |
| ✅ Réduire ses déchets | - Refuser la publicité - Faire mes courses sans emballage - Dire stop à la bouteille d'eau |
💡 De plus en plus de ménages adoptent une consommation responsable, en « choisissant leurs biens de consommation en fonction de leurs besoins et de leurs impacts sur l'environnement ». Testez vos connaissances avec notre Quizz Consommer responsable
7 gestes éco-responsables au bureau
| AXES | EXEMPLE |
| ✅ Miser sur la sobriété énergétique en engageant vos salariés | Éteindre systématiquement vos appareils en veille |
| ✅ Renforcer votre efficacité énergétique | Opter pour un bâtiment plus éco-responsable |
| ✅ Améliorer votre politique d'achats | Sélectionner des ordinateurs reconditionnés, réduire les importations |
| ✅ Progresser dans la gestion de vos déchets | Limiter les emballages pour les repas à emporter |
| ✅ Choisir un fournisseur d'énergie plus responsable | Souscrire un contrat de petits producteurs d'énergie 100% renouvelable |
| ✅ Limiter les déplacements domicile-bureau, en facilitant le télétravail | Favoriser la visio-conférence pour réduire le poste transport, favoriser le vélo à la voiture |
| ✅ Réduire votre empreinte numérique | Passer à l'hébergement vert de vos données |
Compenser son empreinte carbone
Les efforts de réduction des émissions de GES sont essentiels, car cela reste la meilleure manière de lutter contre le réchauffement climatique.
Mais atteindre l'objectif de l'accord de Paris prendra du temps. En ce sens, vous pouvez compléter ces efforts en participant à séquestrer indirectement des tonnes de CO2. Cela reste un premier moyen, probablement imparfait, d'agir pour le climat.
💡 Le terme de compensation carbone peut renvoyer à un imaginaire trompeur où il serait possible d’annuler ses mauvaises actions (les émissions) par l’achat de bonnes actions (crédits carbone). C'est pourquoi la notion de contribution à la neutralité carbone collective est de plus en plus courante.
Pour compenser son empreinte carbone, les projets les plus répandus sont la reforestation ou, en lien avec des collectivités et populations locales.
💡Pour partager l'information à vos équipes anglophones. Voici notre contenu sur le sujet en Anglais : Carbon footprint calculator, what is it?
FAQ : l'essentiel à retenir sur l'empreinte carbone
L'empreinte carbone mesure l'impact écologique d'une activité sur l'environnement, exprimé en CO2 équivalent (CO2e). Elle s'applique à l'activité des individus et entreprises et les impact des territoires ou produits. Cet indicateur prend en compte 6 gaz à effet de serre : dioxyde de carbone, méthane, hydrofluorocarbure, protoxyde d'azote, perfluorocarbure et hexafluorure de soufre.
Deux méthodes existent : les ratios physiques (quantité consommée x facteur d'émission physique, par exemple en kg de CO2 par km) et les ratios monétaires (prix x facteur d'émission monétaire, en kgCO2e/k€). Des solutions comme Carbo permettent d'accompagner les entreprises de toutes taille dans ces calculs.
En France, les entreprises de plus de 500 salariés (250 en outre-mer), collectivités de plus de 50 000 habitants et établissements publics de plus de 250 agents sont légalement obligés de réaliser un bilan carbone incluant le Scope 3 depuis 2023. Les amendes peuvent atteindre 10 000€ (20 000€ en cas de récidive). Cela permet de :
- Renforcer son image
- Anticiper les réglementations(CSRD, SNBC 3)
- Réduire ses coûts et accéder à de nouveaux marchés
Ce bilan carbone est un contenu clair et écologique qui permet de relier chaque activité d’une entreprise aux tonnes de CO₂ émises par le transport, l'énergie et l’électricité consommée.








